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Ce membre s'est connecté au site la dernière fois le 17th May 2008 - 11:25 PM
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Une nuit de tièdeur et de ruines, Ce goût âpre dans vos bouches de sable, Sont caries d'un desert miserable Où s'effondrent les lunes bédouines. Le jour clair au feston de la langue Salivant une écume de mer Qui des bleus, va, couleurs teinturières, Diluer les flots amples exsangues, Et de l'ocre étalé sur vos lèvres, La fraîcheur d'un granit adouci Lorsque scintillent les dolomies Qu'aux pénombres, ont lustré des orfèvres. Vos regards sous l'onyx et le feu Auront tu que les êtres s'indignent Du soupçon où nos craintes soulignent Ce bon gré marchandé par les yeux. Des jardins derrière les murs Aux senteurs nues sur la peau Fleuriront quand des pommeaux Brumiseront nos airs impurs.....
Je reviendrai.
Et la nuit s'ensoleille au point de l'arcature Dans ce petit matin de nos mémoires antiques. Emergeant des tunnels, natales villégiatures, La côte était flottante, les eaux en italique. Mes allégresses pleines pour la Venitie, Aux traînes d'un archet, encielleront andante, Une blanche saison d'où quelque main brûlante Moissonnera la terre en camaïeux roussis. Elle a drainé le coeur doré de l'archipel, Cette eau qui a troublé l'Eternelle Cité. S'y cache une princesse, immémoriale et belle Que portent là, aux fastes, des pierres et des palais, Où jouent sur le velours, les loups de carnaval, La patte enfarinée blasonnant sa lagune, Quand le Rialto en veine fait le dos rond aux lunes, Argent de vieilles lires qui moirent un Grand Canal. Encore, je reviendrai y voir le crépuscule, Celui de nos accents, les bâtards de culture. Cul-de-jatte toujours au temps des déchirures, Je graisserai ma botte, chaussant la péninsule...
Poème revisité.
J'aimais...
l'encre d'alise Et bistre de Felice, De rousseur et d'incises Jonchant le clos des lices,
Les froideurs d'Heloïse Où niche un chien mourant Que l'aube métallise De noirceur et de sang,
Les secrets d'Annelyse Et sa blancheur de craie Au temps qui se brumise Dans la poussière des claies.
J'aimais...
Vos beaux endroits Là, comme un brise-vent. De mots. De sons. De voix, Je vais, me souvenant.
J'aimais...
Baillonnons les enfants que le soir effarouche! Mais alors berçons-les pas trop loin des cloisons Où les fleurs, les sangsues ainsi que les mouches Se piquent, ô combien, d'exalter les moutons.
Chantons-leur la musique de nos barcarolles! Promenons la nacelle comme on pond un soupir... Mais alors de l'eau froide et une casserole Pour noyer de ces chiards outrés, l'art du pire.
Vous boudez, tête d'ange! La laideur vous va bien! Vos caprices convulsent nos envies de vous plaire. Lorsque nous ascendants, lansquinons par besoin, Vous chignez!...C'est pisser en faisant des manières.
Je l'ai vue cette nuit comme on voit en plein jour, Chantourner les lumières à petits traits de scie. Du balsa, de l'ébène, ses tranquilles envies Que les cycles délignent comme trace d'amour,
Une amorce avancée de l'endroit d'un sourire, Et m'invite à toucher le détour de ses yeux Qu'elle garde baissés, n'ignorant pour nous deux Pas la chair ni les mots qui diraient un empire.
Elle entrouvre un huis-clos, de contraste vêtue, L'encre noire déliée sur les marges si blanches Et auxquelles je rêve, d'une allusion franche, Sur les draps en dehors, qui évide son nu.
Je l'ai vue cette nuit et le jour me profile Une courbe où désir et pudeur dégauchissent Les tensions de sa peau sous le fil d'un métis Quand la chaîne et la trame font les aubes fragiles...
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