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Pourpre et lumière par le pinceau donnent un orange Aux nuances flamboyantes sans cesse plus étranges Couleur de souvenir aux saveurs douces amères Dont les senteurs tournent si vite la tête Odeurs d’un passé vain qui s’entête, Mêlant échecs et peines en palette Claquant par adresse allégresse et joie Qui résonnent d’un son mat Pour s’évanouir encore, Laissant le silence prendre le pas Sur l’écho qui chasse l’autrefois Une farandole pour tout appât… S’arrête le temps, puis passent les vents Le présent d’une virevolte reprend ses droits D’un gris terne confinant à l’argent Surgissent les moment familiers et routiniers Ternissant l’existence d’une vie sans trop de sens Où la glace de façade devient essence Des êtres qui se flétrissent à la surface du monde Une touche de feu se glisse, fragile, Minuscule tour de Pise affaiblissant le froid Teinte d’orange gardienne de lumière Eclat de vie de l’éphémère tourmente Que provoquent les hommes… Poussières d’étoiles et de terre tourbillonnent Lambeaux de rêves disséminés dans l’air Par une foule piétinant sur les routes d’un avenir Auquel nul n’échappe, si ce n’est par folie A l’horizon des contrées de mystère demeurent Des chemins disparus sous la brume alentour Y menaient, y conduisent peut être encore, Songes aux traces de vert passant vite dans l’oubli Que n’empruntent plus guère les rôdeurs aguerris Futur oublié, d’une démarche incertaine Un voyageur de plus s’engage sur ta voie Vers ces pays de tous qui s’assombrissent souvent Il porte en son cœur une trace de lumière Où un peu de pourpre se mêle…
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