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La fougère danse au gré du vent..., Tout sera différent désormais
Licorne Blanche
posté May 10 2008, 11:44 AM
Message #1


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La fougère danse au gré du vent...


La fougère danse au gré du vent
Le souffle lui manque étrangement
Rien à expliquer
Il y avait un jour cette étrange beauté
D'un voyage au rêve inespéré

Le jardin murmure dans ses verts
L'azalée écrit encore dans ses roses
La vie éteint parfois des mystères
Et apprend le calme de ce qui se pose

Juste à regarder
Sans oublier
Le partage de ces beautés
Et puis laisser aller
Comme l'eau qui coule
La vie et ce qui en découle

Ce qui se fait et se défait
Nicolas Bouvier un prénom que j'aimais...
Et comment aurait-il pu en être autrement?
Tout sera différent
Désormais...
Et je le savais déjà
Depuis bien longtemps...
Et pourtant j'espérais...

Rêves d'adolescents
Envolés dans le vent...

Et ce prénom je l'aimerai
Mais comme une blessure
Un pleur qui murmure
Ces impressions de vrai
D'aussi loin qu'il m'en souvienne
Qui ne seront plus que meurtrissures

Impressions de gâchis
De la magie qui avait surgi
Un lutin qui avait surpris
Et éveillé la légèreté de la vie
Et puis la beauté de certains mots aussi...

S'abandonnant ensuite au silence
Aux paroles de l'absence
Insinuant des espoirs
D'un joli mois de mai à la lumière de soirs
Battues en brèche
Par ces mots "je t'expliquerai"
Et la lèvre reste sèche
Ou alors je me tromperais?
Et l'espoir encore survivrait
Pour d'autres blessures
A l'amour que je murmure...
Ou à l'amitié à part
Etrange fruit d'un hasard
Et puis tant de choses en partage
Et toi qui avance et nous sépare...
Qui ne laisse plus que des bribes dans ma mémoire
Cruelles à dessiner d'improbables soirs

Dis-moi, c'est quand que le rêve s'arrête?
Assez de pleurs ont sans doute glissé sur l'herbe verte...

Tu n'as sans doute pas compris
Ce rare et précieux de la vie
Et ce que je t'offrais sans souci
Et que je n'aurais peut-être pas su offrir à d'autres
Et tu effaces tout cela de tes mots légers
Et sans y penser
Nos corps je les aurais fait nôtres
Pour une musique d'une autre ère
Elégante, un art d'une autre sphère
Une dimension
Une fusion sans fission
Une musique à l'unisson

Et tu n'as sans doute rien compris
Et je sais ce que mes pleurs m'ont dit
D'émotion à écouter
Ces repères, ces fils reliés
Invisibles et indicibles

Et je pleure ce qui ne sera pas

Et c'était d'aussi loin qu'il m'en souvienne
Et je ne devrais plus t'espérer
Ce temps qui passe...
Et j'erre à ne plus savoir que rêver
Et tout cela me dépasse...

Ou j'ai cru voir...
Dis-moi était-ce juste une illusion?
Un piètre miroir?
De désirs d'une sublime fusion?
D'un absolu
A l'aune de l'irrésolu?

Et peut-être que j'interprète tes mots
Et que demeure l'espoir du beau..

Et je ne devrais plus croire
A cette symphonie d'espoirs...

Je rêvais juste de marcher quelques pas à tes côtés
D'écouter de la musique ensemble et partager
De ces instants privilégiés
Et dois-je les oublier?
Taire ces espoirs pour l'éternité?

Dis-le moi...

Et la mouette cria à la place
De la fougère l'éphémère
De ces espoirs inutiles qui enlacent
De leurs bras la vie et son mystère.

Camille Claudel dormira seule
Au milieu de ses sculptures
A l'ombre du jardin de Rodin
Où je rêvais d'aller main dans ta main
Effleurer ces corps d'airain
Où le souffle de Camille aurait étreint
Nos lendemains...

Il a signé leur fin
Par ses mots laconiques
Tragédie comique
Plus rien de magique

Et je rêverai encore de musique pure
Au gré d'autres chemins...
Et les mots suivront d'autres épures
A l'aune d'autres subtils lendemains...
Puisque les allées de charmilles
N'écouteront pas nos vrilles...
Silence et absence de nos trilles...


le 10/05/08
et mes mots étaient toujours enfermés dans ce cahier, poèmes jamais partagés, un pacte, que tu voulais, des mots jamais sus, et sus rien que par nous, pacte que je romps car ce poème est peut-être bien le dernier que je t'écrirai...je ne sais...et depuis si longtemps ces poèmes, tu n'en sais rien, personne n'en sait rien, excepté le cahier fidèle dont les pages sont terminées, remplies...tu ne connais que les premiers...les autres resteront dans leur mystère et sans doute à jamais..c'est mieux ainsi...pages manuscrites enfermées et cachées...comme cet amour qui ne s'écrira sans doute jamais et qui pourtant s'était déjà tant écrit...et tu m'avais dit que tu m'aimais...et puis tu ne l'as plus dit...et puis c'est quoi aimer? quand tant de choses nous reliaient...sans doute pas assez...
tu me voyais transparente comme je l'ai été ou le suis je crois pour si peu de personnes...je n'avais rien à dire...
et je ne sais pas si c'est de l'amour...je ne sais pas ce qu'est l'amour...non je ne sais vraiment pas...
je sais juste que tu avais cette place à part qui ne ressemblait à aucune autre, quoique tu fasses ou ne fasses pas, que tu sois silencieux ou présent...et ça me fait si mal, là, si mal...
il suffit d'une musique, d'un rien, et depuis tes silences je devrais t'avoir oublié depuis longtemps, et je n'y arrive pas...la raison voudrait que je t'oublie...je ne te suis pas importante comme tu l'es pour moi...et cela n'a aucun sens...la vie est là pour les sourires et la légèreté...
dis-moi juste si je compte pour toi, une dernière fois...et sinon libère-moi...même si des musiques me rappelleront...
tous ces instants d'intense beauté, comme une pureté fragile qui est si rare et si précieuse...comme un éclat magique...
dommage...c'est juste très dommage...

ce dernier poème je l'ai écrit sur une feuille blanche et puis directement sur l'écran, le cahier est déjà rempli depuis un certain temps...



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