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La fougère danse au gré du vent...
La fougère danse au gré du vent Le souffle lui manque étrangement Rien à expliquer Il y avait un jour cette étrange beauté D'un voyage au rêve inespéré
Le jardin murmure dans ses verts L'azalée écrit encore dans ses roses La vie éteint parfois des mystères Et apprend le calme de ce qui se pose
Juste à regarder Sans oublier Le partage de ces beautés Et puis laisser aller Comme l'eau qui coule La vie et ce qui en découle
Ce qui se fait et se défait Nicolas Bouvier un prénom que j'aimais... Et comment aurait-il pu en être autrement? Tout sera différent Désormais... Et je le savais déjà Depuis bien longtemps... Et pourtant j'espérais...
Rêves d'adolescents Envolés dans le vent...
Et ce prénom je l'aimerai Mais comme une blessure Un pleur qui murmure Ces impressions de vrai D'aussi loin qu'il m'en souvienne Qui ne seront plus que meurtrissures
Impressions de gâchis De la magie qui avait surgi Un lutin qui avait surpris Et éveillé la légèreté de la vie Et puis la beauté de certains mots aussi...
S'abandonnant ensuite au silence Aux paroles de l'absence Insinuant des espoirs D'un joli mois de mai à la lumière de soirs Battues en brèche Par ces mots "je t'expliquerai" Et la lèvre reste sèche Ou alors je me tromperais? Et l'espoir encore survivrait Pour d'autres blessures A l'amour que je murmure... Ou à l'amitié à part Etrange fruit d'un hasard Et puis tant de choses en partage Et toi qui avance et nous sépare... Qui ne laisse plus que des bribes dans ma mémoire Cruelles à dessiner d'improbables soirs
Dis-moi, c'est quand que le rêve s'arrête? Assez de pleurs ont sans doute glissé sur l'herbe verte...
Tu n'as sans doute pas compris Ce rare et précieux de la vie Et ce que je t'offrais sans souci Et que je n'aurais peut-être pas su offrir à d'autres Et tu effaces tout cela de tes mots légers Et sans y penser Nos corps je les aurais fait nôtres Pour une musique d'une autre ère Elégante, un art d'une autre sphère Une dimension Une fusion sans fission Une musique à l'unisson
Et tu n'as sans doute rien compris Et je sais ce que mes pleurs m'ont dit D'émotion à écouter Ces repères, ces fils reliés Invisibles et indicibles
Et je pleure ce qui ne sera pas
Et c'était d'aussi loin qu'il m'en souvienne Et je ne devrais plus t'espérer Ce temps qui passe... Et j'erre à ne plus savoir que rêver Et tout cela me dépasse...
Ou j'ai cru voir... Dis-moi était-ce juste une illusion? Un piètre miroir? De désirs d'une sublime fusion? D'un absolu A l'aune de l'irrésolu?
Et peut-être que j'interprète tes mots Et que demeure l'espoir du beau..
Et je ne devrais plus croire A cette symphonie d'espoirs...
Je rêvais juste de marcher quelques pas à tes côtés D'écouter de la musique ensemble et partager De ces instants privilégiés Et dois-je les oublier? Taire ces espoirs pour l'éternité?
Dis-le moi...
Et la mouette cria à la place De la fougère l'éphémère De ces espoirs inutiles qui enlacent De leurs bras la vie et son mystère.
Camille Claudel dormira seule Au milieu de ses sculptures A l'ombre du jardin de Rodin Où je rêvais d'aller main dans ta main Effleurer ces corps d'airain Où le souffle de Camille aurait étreint Nos lendemains...
Il a signé leur fin Par ses mots laconiques Tragédie comique Plus rien de magique
Et je rêverai encore de musique pure Au gré d'autres chemins... Et les mots suivront d'autres épures A l'aune d'autres subtils lendemains... Puisque les allées de charmilles N'écouteront pas nos vrilles... Silence et absence de nos trilles...
le 10/05/08 et mes mots étaient toujours enfermés dans ce cahier, poèmes jamais partagés, un pacte, que tu voulais, des mots jamais sus, et sus rien que par nous, pacte que je romps car ce poème est peut-être bien le dernier que je t'écrirai...je ne sais...et depuis si longtemps ces poèmes, tu n'en sais rien, personne n'en sait rien, excepté le cahier fidèle dont les pages sont terminées, remplies...tu ne connais que les premiers...les autres resteront dans leur mystère et sans doute à jamais..c'est mieux ainsi...pages manuscrites enfermées et cachées...comme cet amour qui ne s'écrira sans doute jamais et qui pourtant s'était déjà tant écrit...et tu m'avais dit que tu m'aimais...et puis tu ne l'as plus dit...et puis c'est quoi aimer? quand tant de choses nous reliaient...sans doute pas assez... tu me voyais transparente comme je l'ai été ou le suis je crois pour si peu de personnes...je n'avais rien à dire... et je ne sais pas si c'est de l'amour...je ne sais pas ce qu'est l'amour...non je ne sais vraiment pas... je sais juste que tu avais cette place à part qui ne ressemblait à aucune autre, quoique tu fasses ou ne fasses pas, que tu sois silencieux ou présent...et ça me fait si mal, là, si mal... il suffit d'une musique, d'un rien, et depuis tes silences je devrais t'avoir oublié depuis longtemps, et je n'y arrive pas...la raison voudrait que je t'oublie...je ne te suis pas importante comme tu l'es pour moi...et cela n'a aucun sens...la vie est là pour les sourires et la légèreté... dis-moi juste si je compte pour toi, une dernière fois...et sinon libère-moi...même si des musiques me rappelleront... tous ces instants d'intense beauté, comme une pureté fragile qui est si rare et si précieuse...comme un éclat magique... dommage...c'est juste très dommage...
ce dernier poème je l'ai écrit sur une feuille blanche et puis directement sur l'écran, le cahier est déjà rempli depuis un certain temps...
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