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J’ai aperçu ma terre là aux creux de tes mains
si fragiles
J’y ai construit mon front qui se mire dans tes horizons
Je me sens un peu seule depuis ton retour
Je sais
Ce n’est pas le vide un trop plein
Les mésanges m’ont raconté aux promenades l’histoire de nos pincements
Je rejoins cette faiblesse d’oiseaux qui crèvent le ciel sur feuilles d’arbrisseaux
Oui
J’aime les jours et les nuits et ma peur s’en est allée
solitaire
Une abeille m’a dit que le miel se goûtait aux étincelles de l’aurore
Je le crois aussi
La poésie en refuge
Tes feuilles de laurier sont posées là à sécher
Dans l'attente
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Oghamm
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