mont saint michel
Posté par jc-blondel, Aujourd'hui, 04:32 PM
MONT SAINT MICHEL
Les longs bras de la mer enlacent tes murailles
Chaque jour, par deux fois, dans un slow langoureux.
Assis sur ton rocher sous un horizon bleu
Tu défends sans compter tes murs et tes rocailles.
Ce morceau de granit, petit champ de bataille
Où les excès du temps d'un courroux dangereux
Rendront ces rendez-vous passablement houleux
Lorsque la terre et l'eau feront leurs épousailles.
La Manche met parfois de sordides pagailles
En léchant de ses flots par des vagues canailles
Tes remparts de cailloux que l'humain a construits.
Tu sembles protégé par l'aile de l'archange
Paré pour résister, illuminé d'orange
Tu resteras debout sur nos couchants trop gris.
jc blondel
le vieux quai de beton
Posté par jc-blondel, Aujourd'hui, 04:30 PM
LE VIEUX QUAI DE BETON
Le vieux quai de béton de la petite gare
Voit pousser par endroits de l'herbe en rang serré
Il en oublie déjà la saveur des bagarres
Et la foule attendant le train pour s'en aller
Depuis qu'un jour de mai, dans sa désinvolture
Le progrès sans effroi, décida de ranger
Dans le noir d'un placard, la fin de l'aventure
Pour le gain d'un profit, on a dit "c'est fini."
Combien, sur le terrain maudit des fermetures,
De cadavres tombés, de vieux rails à rouiller
Pour laisser circuler la belle devanture
Tous ces trains de demain, ces brillants T.G.V.
La gare aura fermé, plus un train en garage
Elle n'a plus le droit de vendre désormais
Le moindre des billets, le moindre des voyages
Tant pis pour le village il est mort à jamais.
Vieux cheminots d'hier regardez le carnage
Que les patrons nous ont bâti pour l'avenir
Les rails et les vieux quais deviennent d'un autre âge,
Ce métier sans futur s'en va bientôt mourir.
dans les abimes sans fond
Posté par jc-blondel, Jun 18 2008, 10:35 PM
DANS LES ABIMES SANS FOND
Dans les abîmes froids d'un univers sans nom
La faim a fait son nid sur les côtes d'Afrique
Poursuivant son labeur d'un rythme diabolique
Elle emporte les gens dans son enfer profond.
Cet assassin odieux les frappe pour de bon
Attendant patiemment que ce corps squelettique
Demande grâce enfin au monde pathétique
Que la vie à regret délaisse sans façon.
Mille tas de cailloux déposés sur le sable
Sont les restes figés du travail implacable
Qu'une mort a construit dans ce triste désert.
Combien en verrons-nous fleurir sur cette terre
De ces affreux tombeaux, ce carnage pervers
Avant d'éliminer cette horrible sorcière.
mornes certitudes
Posté par jc-blondel, Jun 18 2008, 10:34 PM
MORNES CERTITUDES
Avilissants projets des mornes certitudes
Vous brûlez de vos feux qui consument sans fin
Les humains d'aujourd'hui qui cherchent leur destin
Dans le magma feutré des tristes habitudes.
Les hommes enfermés dans mille solitudes
Sans regards pour les uns, vous laissez le matin
Les autres s'égarer au dédale mesquin
D'un monde qui se perd sous toutes latitudes.
Labyrinthe pervers d'un égoïsme froid
Qui nous dicte sa loi. C'est le chacun pour soi,
Qui ferme tous les yeux, qui ranime la haine.
Quel est donc l'avenir que vous nous bâtissez
Nos enfants traîneront cette sordide chaîne
C'est votre faute à vous, hommes sans volonté.
les charognards
Posté par jc-blondel, Jun 1 2008, 04:46 PM
LES CHAROGNARDS
Ils sont dans tous les coups, même les plus pendables
Ils n'ont aucun respect, ils sont insupportables
Ils restent, charognards, interdits et sans foi
Dans ce monde secret, leur force c'est leur loi.
C'est leur système à eux, il est sans préférence
C'est l'oubli permanent des règles de décences
Leur pôle d'attraction est simple c'est un tout
Le moi seul est le roi de ce royaume fou.
Volatiles hideux qui remplissez nos cieux
Comme un sale corbeau vous vous pensez heureux
En vous voyant voler vers de sales besognes
Où vous vous nourrirez d'un semblant de charogne.
Laissez donc nos pays, désertez nos rivages
Vos rêves sont paumés, ils sortent du voyage
Allez donc survoler ces immenses déserts
En vrai, car il est là votre bel univers.
Allons, vite fuyez, nous tenons à nos peaux
Nous n'avons pas besoin de vous dans nos châteaux
Nous sommes des milliers. Nous, tous en sentinelle
Nous tuerons le vautour, qui se voudra rebelle.
rouge
Posté par jc-blondel, Jun 1 2008, 04:45 PM
ROUGE
Rouge était la couleur qui parait mon drapeau
Au temps où mon pays croyait en son étoile
Mais depuis quelques mois la haine se dévoile
Pour ne laisser alors qu'un immense caveau.
Le rouge est la couleur qui sort de ce naufrage
Le combat est la loi de ce monde frileux
Dans ces dédales gris tout est si désastreux
Que le rouge est le sang d'un ami de passage.
Rouge devient le teint d'un peuple sans amour
Le prochain est danger pour l'homme de sa race
Le rouge est la colère abîmée qui nous trace
Un labyrinthe froid dans l'effroi de nos jours.
Rouge carmin de sang, rouge éclairé de honte
Assassins d'aujourd'hui rengainez vos drapeaux
Cessez donc le combat, le rouge de nouveau
Sera le ton d'espoir, de rêve sans escompte.
bonne fete maman
Posté par jc-blondel, May 24 2008, 04:05 PM
BONNE FETE MAMAN
C'est toi l'ultime bouée
Pour l'enfant qui naufrage
Sur les routes minées
Qui feront son voyage
A travers les années
Qui conduisent son âge
Pour cette destinée
D'homme sans ambages.
Quand son cœur se perdra
Dans la nuit du tourment
Son cri d'alors sera
Ce doux mot de "Maman".
Sur la mer de l'enfance
C'est toi l'unique phare
Tu restes la conscience
D'un océan bizarre.
Tu mènes l'existence
A l'abri du regard
Haineux de la méfiance
Sans douter du hasard.
Quand son cœur se perdra
Dans la nuit du tourment
Son cri d'alors sera
Ce doux mot de "Maman".
En ce matin de mai
Tous les enfants pourront
Couvrir de leurs souhaits
Les mamans qui seront
Les reines de ce jour
Car elles auront su
"Sans demander reçu".
Quand leurs cœurs se perdront
Dans ces nuits de tourment
Leurs cris d'alors seront
Ce doux mot de "Maman".
Dans tous les coins de France
Du Nord à la Provence
Nous entendrons toujours
Ces mots fêtant l'amour.
En ce jour de printemps
De sa petite voix
Votre enfant vous dira
Bonne fête Maman.
Sur les fils argentes
Posté par jc-blondel, May 19 2008, 10:27 PM
SUR LES FILS ARGENTES
Sur les fils argentés de votre chevelure
Vous laissez promener la main de votre amant
Il est venu chercher un bouquet de caresse
Pour éliminer un peu ses rêves, sa détresse.
Il est venu chez vous ce soir tout simplement
Partager avec vous une douce aventure.
Vous l'avez accueilli dans vos draps de satin
Dans ce déshabillé façonné de dentelle
Pour lui offrir, mutine, un instant de bonheur.
Madame vous savez camoufler les rancœurs
Pour allumer des feux, des milliers d'étincelles,
Dans un cœur fatigué, blessé par le destin.
Dès que revient la nuit vous lui semblez si belle
Que rien pour ses yeux noirs n'a autant de douceur
Que vos petits seins blancs gonflés par la luxure
D'un amour qui promet d'être vrai, sans censure.
Vous vous gardez des fois d'éloigner la candeur
Des tous premiers amours qui restent éternelles.
Le regard lumineux, le sourire éclatant
Vous bousculez le cœur en usant de finesse,
Vous faîtes du plaisir un merveilleux festin
Que vous savourerez jusqu'au petit matin
Laissant se consumer les dernières promesses.
Puis le sommeil sera dans ce moment, présent.
Un regain de vigueur vous renaissez déesse
D'un royaume serein aux délicats parfums.
Un brasier chaleureux allume vos prunelles
Qui renvoie votre ami conquérir l'infidèle.
Même si le bonheur est quelquefois mesquin
Vos appas chatoyants vous changent en princesse.
L'âge vous donnera beaucoup plus de valeur
Car il fera de vous la douce créature
Qui charmera nos cœurs blasés d'adolescent.
Vous remettez le jeu de l'amour simplement
Car nous avons goûté à la fine courbure
De votre corps offert à l'amour, au bonheur.
Amsterdam
Posté par jc-blondel, May 19 2008, 10:23 PM
AMSTERDAM
Sur tes canaux gelés, dans un brouillard frileux
Le passant d'autrefois retrouvait dans ta ville
La saveur du bonheur dans un havre tranquille
Un parfum délicat se voulant généreux.
Au long des boulevards, des halos lumineux
Illuminent les ponts dans leurs splendeurs dociles
Dans un monde qui fuit tant de grâces serviles
Des amours de printemps d'un apport licencieux.
Où est donc l'Amsterdam que Jacques Brel chantait
Les marins sont partis chercher d'autres attraits
Délaissant à jamais ton funeste rivage.
Où est donc l'Amsterdam des charmes ingénus
La drogue et le sida nous y font un carnage
Car la ville a perdu ses plus douces vertus.
jc blondel
tristesse d'un amour
Posté par jc-blondel, May 11 2008, 09:10 PM
TRISTESSE D'UN AMOUR
Tristesse d'un amour qui part en dérapage
Quand le plaisir n'est plus au rendez-vous des jours
Le feu de la tendresse aux sauvages atours
Brûle dans le regret l'aile d'un cœur volage.
Princesse d'un foyer qui perd ces avantages
Car le rêve demain sera bien trop lourd
Et que tes cris d'émois demeureront trop sourd
A l'être, le mari qui ne te croit plus sage.
Pour quelques instants fous, ton cœur c'est égaré
Sur les chemins d'hiver que l'homme a désertés
Parce que tu n'as pas su tenir tes promesses.
D'un désir revenu, tu t'en fais des prisons
Tu ne sais plus donner de sublimes caresses
Tu t'es choisi ce soir de tristes horizons.
le poete
Posté par jc-blondel, May 11 2008, 09:09 PM
LE POETE
Il n'avait que ses mots pour crier ses rancœurs
Lorsque son cœur luttait pour défendre ses causes
Il en utilisait pour décrire les choses
Pour combattre l'effroi des intenses malheurs.
Il s'en servait parfois, pour dépeindre un visage,
Pour chanter son bonheur et calmer son ennui
Un autre lui venait dans un espace gris
Pour cacher le brouillard de son vieux paysage.
C'est un homme serein qui chasse les combats
Lorsque la ruine vient chahuter l'existence
Il charme d'un refrain, il frôle l'indécence
Quand il croise le fer avec tous les tracas.
Qu'il vienne du Chili, qu'il revienne d'Espagne,
La rime quelquefois est caustique à souhait
Qu'il nous dise toujours, qu'il nous dise jamais,
La chanson restera sa fidèle compagne.
Lui, l'enchanteur divin, le poète sans nom,
Saura bercer vos cœurs par ses tendres romances.
Le sublime danseur vous donne les cadences
Pour détruire l'ennui, ce morbide démon.
te dessiner avec des mots
Posté par jc-blondel, Apr 20 2008, 03:35 PM
TE DESSINER AVEC DES MOTS
J’ai sorti ce matin de mon vieux dictionnaire
Une paire de mots pour te chanter, te plaire
C’est pour te dessiner, te montrer en image
Pour te décrire ainsi, mon tendre paysage.
Tu es le doux soleil glissant sur l’horizon
Tu es la musique et je te mets en chanson
Tu es le beau trésor que m’a donné l’amour
Tu es le rivage où mon plaisir vit toujours.
Tu es ce doux palais, ma belle Rome antique
Tu es la mer de grâce aux caresses magiques
Tu es mon île douce en plage sourire,
Tu es d’or, mon bijou rayonnant de désir.
Tu es la clarté qui vient éclairer mes nuits
Tu es le vent filou qui chasse mes soucis
Tu es ma princesse au royaume du bonheur
La sirène qui vient enchanter mon cœur.
Tu deviens la Vénus qui vient charmer mon corps
Des que le jour s’en va des qu’il plie bagage
Lorsque la nuit revient assombrir le village
Quand la douceur du lit réuni nos deux corps.
Tu es le matin chaud qui vient chasser la nuit
Le doux réveil bleuté de l’océan caresse
Une fleur de printemps aux pétales tendresse
La douceur de mes jours, le calme de mes nuits.
Par ces vague de mots empruntés pour un temps
Au vieux livre rangé, a mon vieux dictionnaire
Lui qui va s’endormir là-bas en attendant
Qu’un grand besoin de mots se fasse nécessaire.
Avec tous ces quatrains, moi, je t’ai dessinée
Je t’ai montrée ainsi, pour moi, tu es sans voile
Ce cher soleil brillant et cette douce étoile
C’est toi mon bel amour, c’est toi ma tendre Aimée.
en deux mots
Posté par jc-blondel, Apr 20 2008, 03:33 PM
EN DEUX MOTS
Elle a au fond des yeux, les éclats de l’amour
Elle a fond du cœur la tendresse du jour
Elle a au fond du corps, les rivages plaisirs,
Elle a cette douceur des océans désirs.
Elle est au cœur des nuits la prêtresse d’amour
Elle est à tout instant la déesse caresse
Elle est depuis des mois ma chanson, ma princesse
Elle est dans cette vie un doux refrain, toujours.
Elle sera un jour la mère des enfants
Qu’elle saura un soir me faire, me donner
Lorsque l’amour mutin nous aura bien tenté
Dans un grand lit doré au soleil du printemps.
Elle sera toujours sans ennui sans nul drame
Le repos mérité dans l’univers des ans
Un repaire d’amour, pour moi, le pauvre errant
Cet asile charmant, en deux mots, c’est ma femme.
Poete des jours sans
Posté par jc-blondel, Apr 10 2008, 02:53 PM
POETE DES JOURS SANS
Poète des jours sans, bredouillant mon couplet
Plaçant mes souvenirs en page d’écriture
Je ne fais plus rêver car ma triste aventure
Au hasard de mes mots s’est perdue sans regret.
Impassible rêveur qui maintenant sature
Son encre ne sait plus écrire ses refrains
Car sa muse a posté sa lettre de rupture.
Page blanche froissée dans les petits matins
Poubelles regorgeant de stupides messages
Car dans sa tête en proie aux ultimes orages
Les mots ne viennent plus jusqu’au bout de ses mains.
Es-tu poète, en train de perdre tes images.
sur le sable fin des plages
Posté par jc-blondel, Apr 10 2008, 02:46 PM
SUR LE SABLE FIN DE LA PLAGE
Sur le sable fin de la plage
Avec un doigt j’écris ton nom
Il apparaît sur l’horizon
Dans le ciel gris d’un fol orage.
Sur le grand manteau bleu, ton visage
Est un dessin pour ma passion
Avec un doigt j’écris ton nom
Sur le sable fin de la plage
De mon désir je suis l’otage
Elle torture ma raison
Et chantera mon oraison
En quelques mots dans sa ballade
Sur le sable fin de la plage.
il etait la l'enfant
Posté par jc-blondel, Apr 3 2008, 04:18 PM
IL ETAIT LA L'ENFANT
Il était là l'enfant suivant le noir cortège
Où de sombres chevaux tiraient un corbillard
Pour son père adoré, c'était le grand départ
Il laissait son enfant, tout seul, sur son manège.
Le cancer, cet affreux, avait teint la balade
De ses tons pernicieux qui vous fanent un corps
En le privant d'espoir sur ces longs chemins d'or
Il avait arrêté sa douce promenade.
Petit enfant bien seul sur la route incertaine
Ton sentier a perdu ses plus belles lueurs.
Le destin par ce coup lui brisait son bonheur
Il devra seul partir dans ses courses lointaines.
Il était là l'enfant les yeux remplis de larmes
Il perdait d'un seul coup son ultime rempart
Il allait affronter ces tristes charognards
Pour garder ses espoirs, pour conserver son âme.
Tu vas, petit enfant, poursuivre sans ton père
Ce chemin malicieux aux pièges débridés.
Dans ton cœur tu sauras, dans ces jours sans pitié,
Penser toujours à lui par une humble prière.
madame laissez moi
Posté par jc-blondel, Mar 26 2008, 06:45 PM
MADAME LAISSEZ-MOI
Madame laissez-moi goûter votre présence
Lorsque la vie revient enrober de silence
L’espace chaleureux doré par le désir
Qui nous ouvre la voie d’un subtile plaisir.
Madame laissez-moi découvrir les saveurs,
Ces arômes secrets qui baignent vos abysses.
Vous qui m’offrez, le soir, le plus doux des bonheurs
Quand l’amour, le coquin, sort enfin des coulisses.
Madame laissez-moi naviguer par caresse
Sur les rives d’un corps que la nuit met à nu.
Dans ces tendres moments quand la reine est tendresse
Vous délaissez un peu vos restes de vertu.
Madame laissez-moi déguster ce festin
Vous aimez, je le crois, la voici ma supplique
Je vous promets des soirs qui seront magnifiques,
Des soleils éclatants pour vos petits matins.
quand le jour vagabond
Posté par jc-blondel, Mar 26 2008, 06:44 PM
QUAND LE JOUR VAGABOND
Quand le jour vagabond termine son voyage
En allant se cacher derrière l'horizon
Il nous laisse, coquin, ce souffle polisson
Qui s'en vient musarder au fond de ton corsage.
Il viendra colorer le teint de ton visage
En provoquant chez toi des milliers de frissons
Sa caresse feutrée est la seule façon
Qu'il trouva ce jour là pour aimer ton corps sage.
L'alizé se permet, bien plus et d'avantage
Il se glisse serein sous les plis de satin
De ta jupe fendue aux espaces câlins
pour promener son vent sur la peau qu'il dégage.
Dans les fauves couleurs se noyant dans l'écume
La caresse du vent dans ce jour finissant
Vaudra mille bonheurs, et vaudra mille amants
Car, seul, le vent saura t'aimer sans amertume.
Petit vent profiteur de ta candeur volage
En venant se poser sur ton corps allongé
Il offrit ce soir là, Madame à ta beauté
Le plus doux des présents, le plus beau des hommages.
madame
Posté par jc-blondel, Mar 18 2008, 12:44 AM
MADAME
Madame, je serai pour vos nuits cet esprit
Qui viendra chahuter votre corps et votre âme.
Il vous bousculera dans le fond d’un vieux lit
Où vous reposerez votre beauté de femme.
Je laisserai mes doigts se promener le soir
Sur la peau dénudée à la douceur fragile
Aiguillonnant le cœur par des pointes d’espoirs
En espérant ainsi vous découvrir servile.
De la main je viendrai prodiguer mes caresses
À vos seins redressés, gonflés par le désir,
Pour ensuite me perdre avec de la tendresse
Dans le gouffre entrouvert où nichent vos plaisirs.
Chaque soir, je serai cet amant intrépide
Me cachant sous la peau d’un homme, d’un mari
Qui pourra vous sortir de l’univers sordide
Où l’existence met votre vie à l’abri.
Ô! Madame en offrant l’audace du désir
A votre corps d’amante et de douce princesse
Je vous fais maintenant cette folle promesse
Je vous emporterai jusqu’au bout du plaisir.
quand tu m'es apparue
Posté par jc-blondel, Mar 18 2008, 12:43 AM
QUAND TU M'ES APPARUE
Quand tu m'es apparue un dimanche au réveil
À peine tu sortais de ton manteau de brume
Près de toi j'arrivais sur un rouleau d'écume
Pour partager à deux ton espace sommeil.
Je débarquais marin venant d'un long voyage
Pour découvrir un soir ton rivage fleuri
Et mes mains s'en iront tout au bout de la nuit
Cueillir tous ces beaux fruits que cache ton corsage.
Repartant au matin braver d'autres tempêtes
Espérant le retour de lendemains glorieux
Où nos corps amoureux d'un tango langoureux
Seront dans ces soirs là les lampions de nos fêtes.
Un regain de plaisir chahutera nos âmes
Lorsque le noir viendra colorer notre lit.
Le désir, le coquin, dès que le jour s’enfuit
Viendra te dévoiler mon trésor, ma femme










