Scarification - La Nécropole
Posté par Belouga, Oct 11 2008, 04:49 PM
Scarification :
La plaie sanguinolente palpite
Chacun des soirs où dansent effrontement
Les veines parcourant ce corps en sang
Et où s'active l'amalgame du rite
Des métacarpes du diable.
Le coeur cesse de battre, affable,
Et les os d'Eve se pyrolisent
Assomant le cubitus accordé au radius.
Le sang s'écoule vers le ciel lisse.
L'hémoglobine bouillone dans l'aorte
Ouvrant sans vanité ni mépris la porte
Aux sbires de la douleur des entrailles ;
Ouvrant au râles maniques l'occipital.
Belou'
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La Nécropole :
Aymeric posa un premier pied hasardeux
Sur les dalles de la ville aux maudites rues,
Au-delà des limites du plancher nuageux
Pas loin de l'abri d'un millier d'oiseaux ingénus.
Lui, l'ange aux os de feu et au sang de métal,
Pose le pied dans le seul lieu révélant sa peur mortelle
Son genou collé au sol par un avenir instable,
Ne laissant à son honneur qu'un inconnu irréel.
Les premiers macchabés terminent de se lever,
Baignant leurs yeux, parfois absents, d'anciennes runes
Les abandonnant un moment à l'obscurité,
Elle-même trop éphémère pour les sauver de la lune.
Leurs entrailles gelées s'ouvrent sur leur visage
Rappelant à l'ange de feu quelques mémoires bleutées,
Alors qu'il pose ses mains sur son occipital, de rage
D'Impuissance. La Nécropole déchire la clarté.
Belou'
Le fantôme d'une rose
Posté par Belouga, Oct 11 2008, 04:48 PM
Le fantôme d'une rose
Les vents lestes gambadent sans atours
Sur des parterres fleurits par l'été ;
Murmurant les paroles musquées
D'antiques chants de troubadour.
Rose, fière et droite, pointait du sabre
La conscience du vil palabre
Qui d'une flèche ectoplasmique,
Avait transpercé son monde féérique.
L'Archer, amusé de ce geste offenseur,
Qu'il jugeait superflu dicté par la torpeur,
Emit un sifflement, contrariant se voulant,
Et contenant plus d'un zeste de condescendant.
La belle, éprise d'un orgueil roublard
Enfonça jusqu'à la garde le sabre,
Alors que le spectre du palabre,
S'évanouissait, en souriant dans le brouillard ...
Belou'
Ryougan no Tsuki
Posté par Belouga, Jul 20 2008, 06:36 PM
Ryougan no Tsuki
‘’Les deux yeux de la lune’’
Les yeux pailletés d’argent de l’astre lunaire
Se déposent sur les plaines infertiles
Où se débattent de manière infantile,
Les prisonniers d’une assourdissante geôlière.
Leurs larmes ecchymosées par ces enfants
Suintent sur leurs pommettes bleuies,
Et pris dans l’amertume de leur habit de faon,
Ils souffrent alors qu’elles les momifient.
Les yeux pailletés de saphir de l’astre lunaire
S’élèvent vers le ciel pour s’évader,
Se délecter de ce moment, loin de la vérité
Et, naïvement, retourner aux murmures de la mer.
Leurs larmes emmêlées au cœur de l’onde
Déplorent avec les flots ces enfants qui se perdent,
Etant, de leur propres arbres, les saperdes,
Au sein d’une quelconque sphère vagabonde.
Les yeux pailletés d’ambre terne de l’astre lunaire
Se ferment sur ce spectacle qui l’exaspère,
Ne scellant au coin de leur mémoire
Que la plainte d’une fillette qui s’étouffe dans le noir …
Belou’
Ibara Nigaru
Posté par Belouga, Jul 19 2008, 05:37 PM
Ibara Nigaru
''L'épine qui est amère''
Le long de la hampe de la pourpre rose
L'épine solitaire tente de poser ses pupilles,
Sur des astres qui, pernicieusement, la houspille
Et sous lesquels elle rêve de mémoires moroses.
Au milieu de la vocifération de la guerre,
L'épine se détache de la rose meurtrière
Et se forge des membres ectoplasmiques
Pour s'ébranler vers une épopée unique.
L'épine, qui ne peut subsister, l'appréhende
Et, son essence d'une innocente marine,
S'enracine presciencieusement dans sa convalescence
Pour pouvoir repousser rose octarine.
Mais, encore prise dans l'affligeance
Des tourments qui régissent l'existence,
L'épine cherche une pendante plausible,
Habile à exprimer une vie paisible.
Patiente, sous le joug de Satan,
Elle a choisit la cécité volontairement
Et à l'heure où elle recouvrera la vue,
Elle se noiera dans la clarté, au détour de l'avenue.
Et c'est fatalement,
Que continue la danse de la rose octarine
Au milieu des murmures des batailles tzarines.
Et c'est péniblement,
Que persiste le chant de l'épine amère
A travers les guerres qui prolifèrent.
Belou'
Pégase
Posté par Belouga, Jun 16 2008, 07:01 PM
Pégase
Je contemple l'astre lunaire qui se couvre d'ébène,
Sous la terre je sens ronronner les amphisbènes
La nuit badigeonne le paysage de ténèbres
Et mes oreilles résonnent du crissement de mes vertèbres.
Allongé sur l'auguste beffroi qui voguait dans l'infini planétaire
J'osai poser mes pupilles vénéneuses sur l'éther,
Et le tonnerre ne put que vainement s'évertuer à m'occire
Il advint alors que l'eden et le profond de mes yeux s'obscurcirent.
Ô Pégase, vainqueur des chimères,
Ô Pégase, mon étalon, mon frère,
Ne m'oublie pas
Je veux m'envoler avec toi ...
Peu à peu, le ciel se dérobe à mon attention,
Les ténèbres tiennent captives mes pupilles
Et mon cri, tel une grenade que l'on dégoupille,
Se fragmente pour échapper à la détention.
La clameur rebelle de mes cordes vocales
S'estompe inévitablement dans le brouillard
Et se retire élégament en corbillard,
Parée d'un gracieux manteau chrysocale.
La nymphe qui embelissait l'odeur des amaryllis
S'est éclipsé sobrement dans les abysses,
Laissant vulnérables ceux dont son parfum
Avait élevé au rang de Séraphin.
Un lied muséen évapore ma dernière saveur
Emmurant d'avantage mon idéologie de rêver
Dans sa geôle aux barreaux d'acier,
Doucement, mon idiome ne me permet plus de rêver.
Ma liesse s'embourbe dans mon chagrin,
Les palpations sereines de mes mains
Ne ramène plus à mon coeur
Le toucher voluptueux de l'utopie du bonheur.
Ô Pégase, vainqueur des chimères,
Ô Pégase, mon étalon, mon frère,
Ne m'oublie pas
Je veux m'envoler avec toi ...
Alors que je n'en peux plus de lutter,
Perforant ce monde domine par les ténèbres ;
Transcendant la noirceur des paysages funèbres,
Mon coursier ailé et étincellant est arrivé ...
La mélopée se perpétue à travers l'orage,
Mon essence toute entière retourne libre et sauvage
Et je pose l'ultime question de la provenance,
A laquelle Pégase répond avec aisance :
- Je suis venu des abîmes de ton âme. -
Ô Pégase, vainqueur des chimères,
Ô Pégase, mon étalon, mon frère,
Ne m'oublie pas
Je veux, de nouveau, m'envoler avec toi ...
Belou'
Coulisses hivernaux
Posté par Belouga, Jun 12 2008, 06:01 PM
Coulisses hivernaux
Les blessures qui ne se soignent plus
Les refrains qui n'en finissent plus de revenir,
Les mots, les phrases que l'on voudrait dire
L'espoir en lequel on croyait et qu'on a perdu.
L'hiver les recouvre pour un temps,
Ils ne comprennent pas et bouillonent d'avantage
Ils oublient de disparaître, ne savent plus être sages
Se perdant en courbant, flânant ...
Chaque blessure nouvelle ôte une partie de soi
Et les voix de l'espérance s'éloignent encore,
Tandis que l'on perd la notion du dehors
Et qu'on l'on ferme sur soi la grille de la joie.
L'artiste a finit son éloge,
Les applaudissements, ils ne le comprennent pas encore
Qu'ils ne le reverront pas et que le sort
L'enferme à tout jamais dans sa loge.
Les rides disparâtes envoûtent à nouveau son visage
Ses yeux bleus lancent des flammes infernales
Alors que dans son dernier rôle fatal
La comédie de toute une vie va ravaler sa rage.
Il n'a plus rien que des bribes de personnage
Celui qu'il était le temps l'a gardé
Et chaque hiver en a pris pour l'achever
Pour que, peu à peu, envers lui, il devienne sauvage.
Les blessures que l'on a pas soignées,
Les refrains qui se sont lus
Les mots, les phrases, que l'on a entendu
Ce sont noyés dans un flot désespéré ...
Belou'
Voile d'innocence
Posté par Belouga, Jun 7 2008, 07:10 PM
Voile d'innocence
Les horizons se couvrent de neige,
Devant les yeux calmes du démon.
Les pupilles humides redeviennent rèches
Tandis qu'il laisse voguer ses afflictions.
Le toucher voluptueux de draps de soie,
L'emprisonne dans la chaleur de tes bras,
Qui pourrait avaler qu'un Démon
Peut jouir d'être en prison ?
** Dans le piège de crystal
Je vois luir des diamants,
Tout scintille comme auparavant
Lorsque, dans le ruisseau, nageait le Narval
Dont la corne d'ivoire
Déchireait les pièges fourbes ;
Dans sa liesse embourbée
Par le passé sur ses miroirs ... **
Miroirs encore calmes
Eaux planes
Horizons enneigés
Se dessinant
Doucement
Sur les cieux étoilés ...
Seul, au rythme de tes ronronnements,
Je perds la voix et succome lentement à la cécité ...
Je voudrais tant que ces heures passées à s'aimer,
Soit éternelles. Forcément ...
Belou'
Une feuille
Posté par Belouga, Jun 6 2008, 08:22 PM
Une feuille
Une reinure qui se poursuit par une queue,
De sérieux attributs pour nous faire s'évader
Et de quoi nous faire rêver, même nombreux :
Il lui suffit simplement de danser.
C'est ambigu n'est-ce pas ?
Vous l'avez sûrement entendu comme cela.
Pour peu que vous ayez de la jugeote,
Vous comprendrez ce qu'elle chuchote.
Pour peu que vous tendiez l'oreille,
Vous entendrez couler son sang
Pas vermeil,
Mais blanc.
Volettes, volettes,
Franche et libre, sans limites d'espace
Ne te laisse dicter par aucune lettre,
Et terrasse, terrasse ...
Danses par-dessus une plaine,
Et déverses-y tes larmes en fontaine,
Tes larmes de joie, larmes de déesse
Qui ont apaisée ma détresse ...
Pouvez-vous danser encore une fois,
Et voir si le vent tournera ?
Belou'
Der Scorpiongift
Posté par Belouga, Jun 6 2008, 07:17 PM
Der Skorpiongift
( Le venin du scorpion )
Je revois le coeur des bois
Où chantent encore les oiseaux,
Qui ont accompagnés avec toi
Mes souvenirs au fond des eaux.
Je revois le coeur de mes maux,
Qui bouillone encore d'une sourde colère,
Où jadis jaillissaient des veinures de la terre
Ceux qui sublimaient les principes moraux.
Je ne sens plus mon corps ;
Mon coeur brûle encore et encore,
Rien ne répond plus à mes appels,
Pas même la fière aorte.
Où sont les sentimentalités douces et belles
Que j'ai crut faire passer pour mortes ?
Je me souviens des toundras
Où le blizzard de ta voix souffla,
Il n'enjôle plus mes oreilles,
Et peu à peu elles se dépareillent ...
Je me souviens de mes sentiments,
Quelque part près de mon coeur
Me murmurant à la fin des heures
<< Il n'y a qu'à toi que tu mens >> ...
Belou'
Descente sur Terre
Posté par Belouga, Jun 5 2008, 10:01 PM
Descente sur Terre
25/04/07 dernière modification le 5/06/08
L'obscurité naissant
Dans ce monde inconscient,
D'une vie imparfaite
Qui pour personne n'est faîtes ...
Juridictions incomprises
Les mots, les phrases que l'on mise
Pour défendre la Terre,
Pour soutenir la Mer.
L'insensibilité est telle
Que dans nulle nouvelle
L'on pourra décrire véritablement,
Par crainte du changement.
Et les cris aigus,
Venant de notre coeur mis à nu
Dévêtu par la rage de vivre,
Tué par nos esprits ivres.
La réalité du pardon
N'est en fait qu'un son
Que tous proclament bien haut,
Mais qui ne fait que des mots.
Arracher à l'espoir quelques lettres
Juste pour nous mettre
Une raison de vie
Juste pour nous garder dans la mélancolie.
La suite de l'histoire
Sera ce soir
Simplement une lueur,
Une lumière qui s'éteint, et peu à peu, meurt ...
Belou'











le Le papillon noir