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Éloge

Posté par Mélancolique, Jul 1 2008, 02:57 AM dans Amour

Je t'appartiens
Soirs et matins
Et morose
Sera ce jour
Sans ton bonjour
Grandiose.

Au saut du lit,
Ton air joli
Agrémente
Mon paradis,
Je te le dis
Ma charmante.

Tes beaux grands yeux
Vifs et joyeux
Communiquent,
Avec bonté,
Félicité
Euphorique.

Le jour, la nuit,
Lorsque l'ennui
Prolifère,
À mon recours
Ton beau discours
Le diffère.

Tes deux beaux seins,
Tendres coussins
Extatiques,
Me font rêver
Et saliver
D'exotiques.

Tu fais pleuvoir
Ton grand savoir
Culinaire,
Et bienvenu
Est ton menu
Ordinaire.

Tes affolants
Autres talents,
En averse,
Sur ton amant,
Immensément
Se déversent.

Vivons heureux
En amoureux
Qui macèrent,
En palpitant,
Aux joies d'antan,
Oh ! ma chère !

Salamalecs
Des plus sélects
À ma reine
Pour ses faveurs
Et sa ferveur
Souveraine...

Et pour finir,
Et maintenir
Notre flamme,
Un beau gros bec
De ton beau mec
Nous renflamme !

13 septembre 2007


Ciel d'outremer

Posté par Mélancolique, Jun 26 2008, 02:02 AM dans Amour

Tes beaux grands yeux sont ainsi que les mers
Tranquilles, où foisonnent maints mirages,
Et quelquefois de violents orages
Qui nous laissent sur lendemains amers.

Tel un aventureux fumant steamer
Déserte le quai de son amarrage
Pour aborder un nouvel atterrage,
Je vogue dans tes yeux, ciel d'outremer.

Et poussé par une folle espérance,
Sur l'océan de ton indifférence,
Je cherche l'atoll de l'éternité,

Et l'ayant trouvé, nos deux solitudes
Se rejoignent avec sérénité
Pour vivre, de l'amour, les plénitudes.

22 septembre 2007


Messager du Chaos

Posté par Mélancolique, Jun 19 2008, 02:26 AM dans Écologie

Par un soir de lune ronde
Je fais sur mon perron
Ronron
Avec ma belle gironde,
Tenant, tel un gamin,
Sa main.

Quand soudain une rafale
De frisquet alizé,
Gorgé
D'une clameur triomphale,
Me tire du lourdaud
Dodo.

De cette mini tornade
Bondit un étonnant,
Tonnant,
Baladin d'arlequinade
Se disant, du Divin,
Devin.

Ce messager polychrome
Diffuse au gré du vent
L'Avent
D'un vaste Chaos ; syndrome
Cumulant d'anormaux
Fléaux.

Ses traits fort énigmatiques
Paraissent tourmentés,
Hantés
De visions cabalistiques
Lui donnant l'air dûment
Dément!

Il meut, tel un métronome,
Son crâne chamarré
Doré
D'un dandinement synchrone
Scandant ses pronostics
Loustics.

Mon coeur glace d'épouvante
Devant ce farfadet
Grandet
Qui, de façon éprouvante,
Du Ciel, dit les secrets
Décrets.

Alors, mon âme craintive,
Au fil de son débit
Vrombi,
Mugit de sa voix plaintive
Ces propos, illico,
Bien haut :

-Dis-moi de quelle planète
Débarques-tu faraud
Héraut?
Serais-tu un grand prophète
Qui perçoit l'avenir
Finir?

-Et ton vaisseau galactique!
Où l'as-tu donc caché
Nocher?
Serais-tu un fanatique
Gnostique, épinglé
Cinglé?

Mais ma voix inquisitive
Se perd dans le néant
Béant,
Car de sa bouche éruptive
Tonne, tel un ténor,
La mort :

"Votre ronde mappemonde
Vit son achèvement
Crûment.
Oh! La pauvre moribonde
Fond à ses opalins
Confins."

"Surchauffant ses atmosphères
Avec vos hauts saignoirs
D'or noir,
Ses pôles aux hémisphères
Ne voient que blancs névés
Crevés."

"Et débordés par cette onde,
Ses divers océans
Géants,
En conséquence profonde,
Hélas! l'engouffreront
Tout rond."

"Ainsi périra la terre,
Dessous de délirants
Torrents.
Oh! cette fin si austère
Vous revient, malsonnants
Manants!"

"Mais, il renaîtra un monde
De ce tohu-bohu
Chahut
D'où surgira d'outre-tombe
Un flot de farfelus
Élus."

Tous ses pénibles présages
Émis avec brio
Bien haut
Font de monstrueux ravages
En mon pauvre cerveau
Dévot;

Et de l'Éternel céleste,
Mon très malheureux coeur,
Pécheur,
Implore qu'Il nous déleste
De son messager fou,
Gorfou.

Alors, sitôt je m'éveille,
Suintant tel un dodu
Pendu!
Oh! Mais oh! je m'émerveille;
-Ce n'est qu'un cauchemar
Camard!

Et au clair de lune ronde,
Bien seul sur mon perron
Bien rond,
Je vois ma belle gironde
Qui tape son lourdaud
Dodo!

-Oh! Réveille-toi ma Belle
Car depuis fort longtemps
J'attends,
De toi, une ribambelle
De bien tendres mamours
Velours.

6 juillet 2006


La charmante dormeuse (sonnet)

Posté par Mélancolique, Jun 13 2008, 02:07 AM dans Rêve

Sur sa couche, en repos, la charmante dormeuse,
Tel l'oiseau, voltige dans son profond sommeil
Vers la stratosphère d'un paradis vermeil,
Pour fuir un bref instant sa fonction assommeuse.

De tout coeur désirant l'aventure charmeuse,
Osée, elle revêt son plus simple appareil
Pour attirer l'amant séduisant sans pareil,
Qui saura la changer en câline allumeuse.

C'est ainsi que brille dans la nuit étoilée
La blonde comète, les cheveux en volée.
Cette splendeur, hélas! ne dure qu'un moment.

Cependant, le rappel en son âme discrète
De cette folle nuit, très clandestinement,
Pour déloger l'ennui, sera l'arme secrète.

17 août 2007


Réflexion Automnale (Sonnet)

Posté par Mélancolique, Jun 9 2008, 02:12 AM dans Amour

Les feuilles tombent doucement
En lente vrille dans les sentes
Où nos âmes érubescentes
Se firent leur premier serment.

C'était au doux temps des amants
Quand la nature renaissante
Sort de sa torpeur oppressante
Et vêt ses premiers parements.

Mon corps, maintenant à l'automne
De son vécu, se pelotonne
Près de toi, son précieux soutien

Le retenant à l'existence,
Comme la feuille se maintient
À la branche pour sa portance.

13 juillet 2007


Bal masqué

Posté par Mélancolique, Jun 2 2008, 12:37 AM dans Fantaisie

Le grand Scaramouche
Porte la bauta,
Ce qui effarouche
La senorita,
Gentille et exquise...

Belle de Venise.

La moretta cèle
La timidité
D'icelle et ficelle
Sa loquacité.
Voici venue l'heure...

Des masques qui leurrent.

Ici va l'épouse
Et là son époux
Briguant la partouse,
Fuyant le licou
De l'un et de l'autre...

Oubliant la faute.

6 janvier 2008


L'épouvantail

Posté par Mélancolique, May 30 2008, 01:55 AM dans Joies champêtres

Création de l'imaginaire,
Réplique de l'humain,
Sans aucun autre lendemain
Que d'être tortionnaire.

Quand l'étourneau et le corbeau
Rasent à tire-d'aile
Les champs avec excès de zèle,
Il devient leur bourreau.

Sonore, brillant et mobile,
Il lui faut refouler
Hors ciel ses prédateurs ailés
Dont les cris l'obnubilent.

Bravant son aspect bagarreur,
Ces empennés bolides
Très rapidement l'invalident,
Ignorant sa fureur.

Son efficacité fugace
L'amène à pactiser
Avec l'ennemi médusé
Que la manoeuvre agace.

Et sans trop s'en apercevoir,
Sous l'astre qui pétille,
L'épouvantail de pacotille
Devient un grand perchoir.

30 janvier 2008


Les betteraves d'Aline (sonnet)

Posté par Mélancolique, May 27 2008, 04:26 AM dans Joies champêtres

Le cultivateur dans son champ
Met en terre les betteraves
Et ses bons cousins, les choux-raves,
Pour un mélange alléchant.

Sous le ciel d'été rubescent,
Ces délectables plantes raves
Captent, telles des autoclaves,
La chaleur de l'astre éblouissant.

Quand elles deviennent bien rondes
Et vermillon comme girondes
Enfournant hardiment le pain,

La très gentille fée Aline
Les poudre de perlimpinpin
Avant leur dépôt en chopine.

23 juillet 2007


Souvenirs (blonde Monique)

Posté par Mélancolique, May 24 2008, 02:41 AM dans Amour

Ô! Ma belle angélique,
Je me sens nostalgique
Sans toi, et mon coeur lourd
Souffre d'amour.

Les années passées,
Sur nos vies rangées,
N'ont pas su embrunir
Ton souvenir.

Je vois ton beau visage,
À l'allure si sage,
Couronné de tes longs,
Beaux cheveux blonds.

Debout, comme naguère,
Sur le débarcadère,
Tu luis tel un soleil
En plein éveil.

Assis sur ma banquette,
Je vois ta silhouette,
Et sitôt Cupidon,
Avec aplomb,

Me décoche une flèche
Qui vivement ébrèche
L'armure de mon coeur
Encor dormeur.

Lors, cette meurtrissure
D'amour, je te l'assure
N'aura sa guérison
Qu'en ton giron.

D'ici là, mon bel ange,
Je suis de la phalange
Des nombreux amoureux
Si malheureux.

3 juin 2006


Oh! mon très bel amour

Posté par Mélancolique, May 23 2008, 02:19 AM dans Amour

Oh! mon très bel amour,
Sans toi, je ne peux vivre.
Ta présence m'enivre
Et exalte le jour.
Je t'aime sans détour,
Il me faut bien te dire
Qu'avec toi je délire
La nuit comme le jour.

Quand mon coeur troubadour,
Ma charmante châtaine,
Te chante turlutaine
Du temps de Pompadour,
C'est que le plein d'amour
De mon coeur se déverse
Comme une douce averse
Sur sa belle-de-jour.

30 août 2007


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