Le pourquoi de mes silences
Posté par Enide, May 11 2008, 09:08 PM
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Cher et tendre, ne te vexe pas si ma plume reste muette
A ton sujet. Je n'ose te faire conte des mots qui en sortaient
Encres de sang de mes plus grandes souffrances,
Signes écartelés aux quatre coins de ma démence.
Elles coulaient et coulaient, incessamment sur le papier
Des maux d'amour emplissaient des recueils entiers,
Insolents à mes regards, de si peu d'intérêt
Pour la personne à qui je les destinais.
Et des démons de larmes bleues et noires giclaient
Ici et là, leurs mornes idées venaient parsemer
Mes rêves, les revêtant du lugubre manteau
Des cauchemars. J'ai dû me battre et le tombeau
Où reposent à présent les cendres de ces vers
Ne se rouvrira plus. Mes espérances les plus chères
Reprennent vie entre tes bras. Que dire de cela ?
Le bonheur ne me quitte pas depuis un an déjà
Notre enfant, que je porte en moi peut témoigner
Que je ne suis plus le jouet de ces peurs du passé.
C'est vieux, me dites vous ?
Posté par Enide, Apr 27 2008, 09:11 PM
Voilà une petite improvisation, que je viens de retrouver sur le site.
Où sont donc les valeurs que l'on prônait autrefois ?
Ecorchées, égorgées, ravagées par des égos de soi !
Et les chansons de troubadours, les ballades, les pastourelles ?
C'est fini, vive la musique en cris de tambours et voix virtuelles !
Et les nobles sentiments, les histoires d'amour courtois ?
Seigneur, disent-ils, peut-on survivre à cela tout un mois ?
Et les jolis mots que l'on taillait pour faire des louanges ?
Blâmez, ça vaut mieux, critiquez, puisque les temps changent!
Commentaire personnel
Posté par Enide, Apr 27 2008, 08:38 PM
Et bien voilà... Fini ce temps de chevalier où l'on s'envoyait des messages par faucons interposés. Maintenant il faut s'adapter à la toile. J'ai enlevé l'entrée que j'avais postée avant, je ne la trouvait pas très glorieuse, c'est le moins qu'on puisse dire. je ne pense pas être mauvaise en improvisation, mais il faut un peu de temps pour me laisser décanter mes quelques vers, surtout pour parler de moi, d'après une légende d'il y a bien longtemps... Sinon c'est la cata.
Je n'abandonnerais pas... Je retravaille le sujet "Quid Enide" et je compte bien le reposter un de ces quatre matins, d'ici là, je pourrais peut-être en faire quelque-chose...
Il réapparaîtra bientôt...
Errance héroïque
Posté par Enide, Apr 27 2008, 08:30 PM
Trentième jour de vagabondage
Quelle mouche vint me piquer
Pour révéler à mon bel époux
Que les chevaliers de son âge
Le disaient récréant ? Sa fierté
N'égale que le bruit de son couroux.
Il crache et ordonne de me taire
Nos chevaux, dans leur sillage de poussière
Avalent les lieues. Je ne dois dire mot
Mais je ne puis qu'hurler tout haut
Voyant se profiler mercenaires et brigands
Au loin bien tapis dans leur guet-appens.
Monseigneur grogne à cet affront
Mais son épée tranchant il fait son affaire
Des quelques bandits nous ayant importunés
Deux couard restants lâchement s'en vont
Crier les faits d'armes d'Erec en d'autres terres
Et le prix qu'il en coûte d'aller le provoquer.
Sur les traces des hommes
Posté par Enide, Apr 20 2008, 08:47 PM
Sur les chemins des versants et collines
Les endroits dévastés
Le souffle des hommes fulmine
Sur la terre craquelée.
Combien de nos pairs
A-t-on vus emportés
Nourrissant de leurs chairs
La mort affamée ?
Sur les chemins et versants des collines
Des maisons ont brûlé
Une odeur de pourriture rumine
Sur les vallons irradiés.
Combiende nos mères
A-t-on vues brisées
Pour le caprice de chair
D'âmes dépravées ?
Sur les chemins et versants des collines
Des hommes ennivrés
D'une gloire sans honneur et mesquine
Les ont dépuillés
[De toute vie et liberté.
Enide en exil
Posté par Enide, Apr 20 2008, 08:23 PM
Enide souffre. L'âme qu'elle aimait tant
Lui a demandé de quitter sa demeure céans
Se réfugier dans le domaine de ses parents
Au comble du désespoir elle attend celui
Capable de dompter les insomnies de ses nuits
Insensible au roulis du temps qui s'enfuit.
Au coin du feu éteint elle soupire
Son bel amant Erec qui avait juré revenir
Tandis que les restes de son maigre sourire
S'évanouissent maintenant sur des lèvres de pierre.
Pourquoi faut-il que les hommes se fassent la guerre ?









