Simplement écrire
Posté par thalie, May 11 2008, 10:06 PM
Noire coule l'encre
Ecrire!
Le sang de ma vie
Innocence
Posté par thalie, Apr 6 2008, 03:13 PM
Cire de chandelles consummées
d'une trop courte veillée
scelle mon destin à jamais.
Effeuille moi
Posté par thalie, Nov 20 2007, 11:54 PM
Effeuille moi
couche après couche
enlève moi mes chagrins
mets à nu ce coeur
sans aucune pitié.
L'heure d'aller
Posté par thalie, Nov 20 2007, 11:43 PM
Je traine mille souvenirs
dans mon sillage.
Quand sera venu le jour de partir
de ces milliers d'images
aucune je ne garderai.
Seul le sourire de tes yeux
m'accompagnera vers les cieux
et mettra une flamme à ce corps froid.
Pitié
Posté par thalie, Nov 10 2007, 07:49 PM
Pitié, mes amis, pitié!
Vous qui me reprochez
de vous fuir,
de ne plus vous ouvrir
sans honte mon coeur.
J'ai bien trop peur
de vous nuire.
Je ne veux pas vous faire subir
les souffrances de mon coeur,
le lent trépas de mon corps.
Je ne veux point vous affoler
d'encore lointain décès.
Je souhaite que cette maladie
ne soit que mon souci.
Mon secret ainsi bien gardé
vous pourrez vivre en paix
sans nullement vous soucier
de mon état de santé.
L'amante interdite
Posté par thalie, Sep 10 2007, 01:09 PM
A ta vue mon coeur
se remplit de bonheur.
Tes douces courbes
me font frissonner de joie.
Inlassablement tu chantes
les préludes de ton éternelle jeunesse.
Et moi, je t'écoute.
Je n'ai d'yeux que pour toi.
Je me promène le long de tes sillages
ramasse tes fruits sur ta peau claire.
Tu m'entoures de tes bras.
Tu as un goût salé
celui de tes milles crustacés.
Oui, je t'aime
et d'un amour éhonté.
Mille fois je t'ai sussurée des mots doux
confiée mes plus grands secrets
jamais tu ne m'as répondue
mais je sais que tu m'apprécies.
Je le vois dans tes reflets bleus.
Aujourd'hui pourtant je te quitte
mais sans toi je ne puis vivre.
Je reviendrai bientôt sur tes rivages
y écouter le chant des goélands
et le murmure de tes vagues.
Hommage Au Baiser De Rodin
Posté par thalie, Jul 22 2007, 06:32 PM
Tête de femme
tête d'homme
enlacés tendrement
les deux corps s'emmêlent
comme chêne et lierre
sans savoir
qui du chêne ou du lierre
soutient l'autre.
Berlin
Posté par thalie, Jun 25 2007, 12:25 PM
Berlin, cette ville
qui en décembre cache
sous un drap blanc de neige
le rouge du sang versé
et des drapeaux passés.
Désillusions
Posté par thalie, Jun 25 2007, 12:19 PM
A 20 ans,
la vie est colorée,
nos bonheurs bariolés.
A mon corset, j'ai mis
des rubans de joie.
A 40 ans passés,
les rêv' sont effondrés.
Le temps a refoidit
les corps, les sentiments.
Pré des bois, près de toi
Posté par thalie, Jun 6 2007, 05:52 PM
Le géant vert bercé par le vent
dance sur son pied immobile
dans l'infini noir.
Les paquerettes du ciel
scintillant dans la nuit
lancent des éclats de diamant
sur la rivière pourpre.
Le lac calme et bleu
reflète notre amour
éternel et heureux.
Aller-simple
Posté par thalie, Jun 6 2007, 05:52 PM
Demain je pars
la peur au ventre.
Je vais traverser
mille paysages.
Le pin cambré de la Méditerranée
les plaines et les collines d'Italie
Les fières montagnes bohêmes
qui déploient leurs larges jupons
verts et blancs sur de vastes prairies.
Des histoires par milliers
des fontaines de curiosité
je crains juste que mon voyage s'éternise
Perte
Posté par thalie, Jun 6 2007, 05:40 PM
La nature dans sa furie
s'est perdue pour sa folie.
Et moi je me perds dans tes yeux
Retrouvailles
Posté par thalie, Jun 5 2007, 11:10 PM
6h30. Le réveil lance son impétueux bourdonnement à mes oreilles. Frénétiquement, ma main molle le cherche sur le chevet au milieu du livre de la veille, des mouchoirs et autres acolytes se trouvant là par hasard. Ma cheville foule enfin la douce moquette crème et mes pieds me mènent à la salle de bain où je scrute la moindre nouvelle ride sur cette peau distendue. Puis, cri d'angoisse ! Enfin réveillée, je ne me reconnais plus dans ce miroir ; mon visage semble avoir pris des années. Je me faufile dans le salon et tombe sur une pile vacillante de dossiers. Un énorme « urgent » barre le supérieur. Ces cinq lettres ne veulent rien dire lorsqu'elles sont séparées les unes des autres, elles n'émanent rien de beau ni de dangereux ni même de triste ; elles sont totalement dépourvues de sens. Et pourtant cet urgent ou cet important semble dicter ma vie. Pourquoi ce dossier devrait-il être plus important qu'écouter le chant d'un oiseau ou d'aimer ces enfants. Maintenant on les relègue vite fait à une nounou avec pour argument passe-partout : « je n'ai pas le temps ». Pas le temps ? Mais où passent donc ces 24 heures ? La moitié passe dans le repos et les repas et le reste s'enfuit dans un semblant de travail qui ne fait que brasser de l'air. Troublée, je retourne dans la salle de bain et m'installe devant la grande glace. Je fais tomber mes vêtements comme si ma nudité me permettait de lire jusqu'aux tréfonds de mon être. Une question me hante : « qui suis-je moi qui suis ? ».
Une vie nouvelle
Posté par thalie, Jun 5 2007, 11:10 PM
Les beaux jours viennent enfin à moi
Et se glissent sous mes draps
Comme des amants impatients.
A mon réveil, je me rends compte
De l'étendue du changement.
Je me réveille plus femme que jamais.
Je me lève et m'étire, féline
Les yeux braqués sur mon miroir
J'annonce à tue tête à mon auditoire
Lit-chaise-baignoire-lavabo
« Ce sera une belle journée! »
Galbée dans une saillante robe noire
Je finis mon chef-d'œuvre
D'un coup de rouge à lèvres rouge.
La porte se referme derrière moi,
Et je m'enfonce confiante
Dans l'obscurité noire du couloir
Prête à affronter le monde des hommes.
Départ
Posté par thalie, Jun 5 2007, 11:10 PM
Ce n'est pas simple que de dire au revoir
d'ailleurs je ne sais pas le faire
c'est pour cela que je vous dis: je vous aime
Dieu que vous allez me manquer
de mon éternel perchoir
c'est vers vous que seront tournées mes pensées
Introspection
Posté par thalie, Jun 5 2007, 11:03 PM
Nos âmes lacérées
en quête de spiritualité
suintent
leurs milles plaintes.
L'être corrompu
n'a plus de but.
Assieds-toi.
Repose toi.
Et demande toi:
qui suis-je moi qui suis?
Mémoire de forme
Posté par thalie, Jun 5 2007, 11:03 PM
Hier tu m'as quittée
Me laissant seule
Dans ce lit défait.
Une unique belle
Rose
Morose
Me prouve
Ton amour.
De nos amoureuses étreintes
Mon corps garde encore les empreintes.
Je sens la chaleur de tes mains
Là, au creux de mes reins.
Comme des papillons
Tes bras voletaient
Suivant des sillons.
Seul'ment se posaient
Le matin venu.
Tu es parti
Pour Paris.
Mais une part de toi
Est resté là
Bientôt je te rejoindrai
Et te la ramènerai
Un matin
Une rose à la main
Chant d'une jeune fille
Posté par thalie, Jun 5 2007, 10:58 PM
Lentement, je me promène parmi les blancs flocons et les verts pins. La neige crisse à chacun de mes pas. Je me laisse doucement envoûter par cette douce chanson d'hiver, celle que l'on entend quand on est triste et nostalgique. Le chemin s'efface pour se perdre entre les pas d'autres passants. Mes cheveux épars volent au vent et me caressent mon visage mouillé de larmes. Lentement, je me mets à genoux puis je m'allonge sur le dos. J'admire les étoiles, le scintillement des flocons à la pâle lueur de la lune. Le froid coule le long de mon dos et finit par m'envelopper.
O tombe la neige, tombe
Au creux de ma poitrine
Puisse tu m'apaiser ce feu
Qui me ronge.
O triste est la vie
Quand on aime
Et ne peut-être aimé.
Je vois sans cesse son visage,
Son image ne me laisse pas de répit.
Je souffre de son absence
Comme de sa présence
Car je sais que
Jamais il ne m'aimera.










