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May 1 2008, 09:56 PM
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Tlpsien +
 
Messages : 21
Inscrit : 1-May 08
Lieu : Paris

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Il y a dans l'éveil quelque chose de discret, Une chanson de l'aube sur la ville endormie Qui m'émeut.
Il y a dans les murmures du chant de l'aurore Sur la Seine, en reflet Des parcelles d'or qui se mêlent au gris Des choses simples, Des bruits de vie. (Dans des recoins sales, des hommes se lèvent Encore tout étourdis.) Premier métro, des hommes en pardessus se pressent Pendant que le soleil paresse
Le matin se réchauffe doucement Aux rayons du soleil Et le vieil homme s'en va retrouver son banc A trois pas. (Moi, j'attends)
Le jardin du Luxembourg est paisible, On n'entend pas les enfants Ni le vent inexistant dans les voiles de leur bateaux (qui sont tous à moteurs)
Début d'après midi, soleil. A la terrasse d'un café, clopes à la main ils vous regardent. Ils ne parlent pas de vous, mais leurs yeux vous suivent. Vendredi sera paisible.
Et moi, j'en vomirai. Ils marchent tous, sans se voir, Il y a un muet, Je ne le trouve pas La foule, je voudrais qu'elle me hue, quelques fois
Elle ne sait pas vivre, elle...
Je suis fière de ne pas être, qu'une silhouette décolorée. Je connais tous les lieux, ils sont tous un peu moi, Mais à chaque nouveau matin, je me perds (Paris est mon enfer) (Et j'y attends)
Je serai heureuse, demain, d'y marcher à nouveau. J'ai dans ces rues mes premières chansons, Et dans les flots de la Seine, les odeurs de café Les vieux platanes, Mon goût du bonheur en flocons romantiques
(Moi j'ai vécu sur une lumière, maintenant je ne pleure plus que sous la pluie. Paris ne me fait plus peur, depuis que je sais m'y promener)
*
Dernier métro Effluves de nuit, Des bruits de fête s'échappent de bars colorés, Deux par deux ils se pressent Enfants émerveillés. Et moi j'attends, le silence.
*
(Il y a trop de lumière, trop de flashs, trop de danses; On ne peut plus voir les étoiles, ici...)
*
3h00, les seuls passants sont des âmes perdues qui ne passent plus. l'alcool est leur domaine, le froid, ils ne le sentent pas. Ils ont peur de la piqûre du vent frais sur leurs fronts. (Leurs yeux mis clos sont vides...ou trop plein de fête)
*
Je marche toujours, moi, j'attends. Le premier métro.
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May 1 2008, 11:19 PM
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Tlpsien +++
   
Messages : 957
Inscrit : 23-March 08

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[quote name='lum' date='May 1 2008, 11:56 PM' post='67016'] Il y a dans l'éveil quelque chose de discret, Une chanson de l'aube sur la ville endormie Qui m'émeut.
Il y a dans les murmures du chant de l'aurore Sur la Seine, en reflet Des parcelles d'or qui se mêlent au gris Des choses simples, Des bruits de vie. (Dans des recoins sales, des hommes se lèvent Encore tout étourdis.) Premier métro, des hommes en pardessus se pressent Pendant que le soleil paresse
Le matin se réchauffe doucement Aux rayons du soleil Et le vieil homme s'en va retrouver son banc A trois pas. (Moi, j'attends)
Le jardin du Luxembourg est paisible, On n'entend pas les enfants Ni le vent inexistant dans les voiles de leur bateaux (qui sont tous à moteurs)
Début d'après midi, soleil. A la terrasse d'un café, clopes à la main ils vous regardent. Ils ne parlent pas de vous, mais leurs yeux vous suivent. Vendredi sera paisible.
Et moi, j'en vomirai. Ils marchent tous, sans se voir, Il y a un muet, Je ne le trouve pas La foule, je voudrais qu'elle me hue, quelques fois
Elle ne sait pas vivre, elle...
Je suis fière de ne pas être, qu'une silhouette décolorée. Je connais tous les lieux, ils sont tous un peu moi, Mais à chaque nouveau matin, je me perds (Paris est mon enfer) (Et j'y attends)
Je serai heureuse, demain, d'y marcher à nouveau. J'ai dans ces rues mes premières chansons, Et dans les flots de la Seine, les odeurs de café Les vieux platanes, Mon goût du bonheur en flocons romantiques
(Moi j'ai vécu sur une lumière, maintenant je ne pleure plus que sous la pluie. Paris ne me fait plus peur, depuis que je sais m'y promener)
*
Dernier métro Effluves de nuit, Des bruits de fête s'échappent de bars colorés, Deux par deux ils se pressent Enfants émerveillés. Et moi j'attends, le silence.
*
(Il y a trop de lumière, trop de flashs, trop de danses; On ne peut plus voir les étoiles, ici...)
*
3h00, les seuls passants sont des âmes perdues qui ne passent plus. l'alcool est leur domaine, le froid, ils ne le sentent pas. Ils ont peur de la piqûre du vent frais sur leurs fronts. (Leurs yeux mis clos sont vides...ou trop plein de fête)
*
Je marche toujours, moi, j'attends. Le premier métro.
J'admire, c'est tout, la nuit et toi dedans à sentir. C'est beau une ville la nuit en tes yeux aussi.
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Oghamm
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May 2 2008, 10:42 AM
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Tlpsien +
 
Messages : 21
Inscrit : 1-May 08
Lieu : Paris

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Citation (Oghamm @ May 2 2008, 01:19 AM)  J'admire, c'est tout, la nuit et toi dedans à sentir. C'est beau une ville la nuit en tes yeux aussi.
Je suis émue. La nuit dans les yeux... Vos mots m'éteignent toutes les lumières qu'il pourait rester. C'est beau une nuit de mots. Au plaisir... lum
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