Avez-vous déjà vu mourir un être aimé,
<H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> Ô combien plus qu'aimé, adoré, adulé !</H5><H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> Vous êtes-vous penché sur son souffle cédant</H5> Au mal qui lui prenait ses tout derniers instants ?
<H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> Avez-vous entendu les dernières paroles</H5><H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> De celle qui, pour vous, fut bien plus qu'une idole ?</H5> Ultimes paroles qu'il fallait mesurer
Afin qu'avant la mort, elle puisse en dire assez !
Avez-vous combattu, aidant le médecin
Contre un mal inconnu qui survenait soudain,
Tenu contre les lèvres de l'être tant aimé,
Un masque avec de l'air, l'aidant à respirer ?
Eté près de ses yeux et les voir suppliants,
<H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> Près du visage aimé qui devenait si blanc ?</H5> Guetté sur le corps nu le spasme annonciateur
De l'ultime moment qui brisera son cœur ?
Et puis, ses derniers mots : « Surtout, pense aux enfants ! »
-Celui qui vient de naître et déjà sans maman
Et l'aîné qui, chez vous, attend de vos nouvelles
Qui doit être inquiet de voir qu'on ne l'appelle !
Avez-vous déjà vu, enfin ce tout dernier regard
<H5 style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 63.8pt; tab-stops: 35.45pt"> Se remplissant de vous et qui disait : « Je pars ! »</H5> Puis fixant le plafond s'éteindre à la lumière...
A côté, un bébé, innocent et sans mère ?
Si vous avez connu des instants si cruels,
Vous comprendrez pourquoi, levant les yeux au ciel,
Je maudis à jamais l'Eternel et les Cieux
Et, tant pis pour mon âme !
Je la retire à Dieu !
|