Une goutte
Un ruisseau
Une cascade
Un éclat sur des lames
Un corps qui ne pleure pas
Et qui tourne autour de celui qui chiale
Une seconde lymphatique
Un échos sans image
Une réalisation soudaine
De la déréalisation naît.
Un lit
Un drap
Un fardeau
Sur des roses, une fane.
Un corps qui ne chiale plus
Et qui tourne sur lui-même
Qui par courage ferme les yeux
Et tente.
Et lors de secondes lymphatiques
La paume cherche des phalanges
Cherche une chaleur à laquelle
Se pendre.
Et là ce corps qui n'est que corps
Sent la présence d'un fantôme
Qui le borde.
Et les larmes reviennent alors
Et c'est le courant de la vie
Que voulez-vous ?
Respirer c'est comme avaler sa langue
D'ailleurs on ne parle plus, on gémie
Et on attend le soir, dans l'espoir
De toucher ce fantôme dans les plis
D'un drap
Et il faut croire à ce fantôme
Sinon il meurt.
Mais qu'il crève, bordel !
C'est une pute qui le nourrit
Et qui vomit son corps
Sur le cuir d'une bête débile.
Les yeux ouverts comme par des allumettes
Et la crucifixion d'un veau
Qui bouge comme un veau
Qui geint comme un veau.
Et qui la regarde, elle !
Toi baise ton fantôme si ça t'enchante.
Un éclat sur lames qui ne fait pas de "ploc"
#1
Posté 22 novembre 2008 - 12:09
#2
Posté 22 novembre 2008 - 02:58
Après ta "Mariane", et "Mon père" plus aucun doute possible, tu as une écriture sensible avec le don de toucher le lecteur, et ce malgré, où grace à un vocabulaire parfois un peu brutal.
J'aime, vraiment....
Amicalement Philippe
#3
Posté 22 novembre 2008 - 03:02
Bonjour Josselfeo
Après ta "Mariane", et "Mon père" plus aucun doute possible, tu as une écriture sensible avec le don de toucher le lecteur, et ce malgré, où grace à un vocabulaire parfois un peu brutal.
J'aime, vraiment....
Amicalement Philippe
Merci beaucoup Philippe, honnêtement, ça me touche ce que tu dis.
Bien amicalement.
Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n’employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu’ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain. (Léo Férré; « Préface » in « Poète… vos papiers! » -1956)
#4
Invité_souris_*
Posté 22 novembre 2008 - 04:04
oui, c'est rugueux, rocailleux, voire violent mais j'aurais quand même dit "si çà te chante" car à l'oreille on peut entendre
si çà tant, chante... pour conclure nettement que çà ne peut plus durer.
Bon, je sais que tu as déjà peser tes mots, mais enfin ...
Amicalement
Souris
#5
Posté 22 novembre 2008 - 04:16
Bonjour Joss,
oui, c'est rugueux, rocailleux, voire violent mais j'aurais quand même dit "si çà te chante" car à l'oreille on peut entendre
si çà tant, chante... pour conclure nettement que çà ne peut plus durer.
Bon, je sais que tu as déjà peser tes mots, mais enfin ...
Amicalement
Souris
eh eh..
Justement non, car la douleur s'expose dans une durée "lymphatique" de la seconde... comme un enchantement.
Qu'en penses-tu ?
Et au lieu de l'entendre "si ça, tant chante" j'aurais plus entendu "si satan chante"... Bien amicalement.
Joss.
#6
Posté 22 novembre 2008 - 04:44
une écorchure à vif , un hurlement silencieux .
c'est assez poignant je trouve...
#7
Posté 22 novembre 2008 - 04:53
Peinture au couteau.
une écorchure à vif , un hurlement silencieux .
c'est assez poignant je trouve...
Dans ce cas, vous m'en voyez ravi...
#8
Posté 22 novembre 2008 - 05:09
Dans ce cas, vous m'en voyez ravi...
Ha du coup on ne se dit plus TU ?
bon ...( quand je pense que j'ai eu la faiblesse de mettre mon millième chez VOUS ^^)
#9
Posté 22 novembre 2008 - 05:10
Amitiés,H.
#10
Posté 22 novembre 2008 - 05:12
Ha du coup on ne se dit plus TU ?
bon ...( quand je pense que j'ai eu la faiblesse de mettre mon millième chez VOUS ^^)
Putain ça y est, j'ai l'air niais, je me sens effectivement obligé d'accompagner mon message par un puérile "lol"...
Les roses dans ton poème, sont elles de la couleur rouge? En tout cas j'aime bien ton poème.
Amitiés,H.
Oui Hirondelle, les roses sont rouges ici...
#11
Posté 22 novembre 2008 - 05:19
Dans ce cas je n'aime pas ton poème...Mais je l'adore!Putain ça y est, j'ai l'air niais, je me sens effectivement obligé d'accompagner mon message par un puérile "lol"...
Oui Hirondelle, les roses sont rouges ici...
Amitiés,H.
#12
Posté 22 novembre 2008 - 05:24
Tu vas me faire rougir aussi.... et tu finiras du coup par m'adorer aussi... méfie toi.Dans ce cas je n'aime pas ton poème...Mais je l'adore!
Amitiés,H.
Je plaisante évidemment.
#13
Posté 22 novembre 2008 - 08:30
Et ta force...
#14
Posté 22 novembre 2008 - 08:36
J'aime ton âpre profondeur Josselfeo.
Et ta force...
Merci infiniment Claire.
#15
Posté 22 novembre 2008 - 10:10
Cela dit en lisant les com tout se tient.
Amicalement
#16
Posté 22 novembre 2008 - 10:17
j'adore le début, la suite un peu moins.
Cela dit en lisant les com tout se tient.
Amicalement
euh en lisant quels com ?
Parce que les commentaires n'expliquent pas vraiment le poème, surtout que l'on croit que le poème parle de mort peut-être, or il n'en est rien, il parle de la petite mort plutôt... Mais là j'ai un peu bu et ne suis pas vraiment en mesure de faire mon auto-critique...
Bonne soirée et merci pour ton passage.
#17
Invité_souris_*
Posté 22 novembre 2008 - 10:36
eh eh..
Justement non, car la douleur s'expose dans une durée "lymphatique" de la seconde... comme un enchantement.
Qu'en penses-tu ?
Et au lieu de l'entendre "si ça, tant chante" j'aurais plus entendu "si satan chante"... Bien amicalement.
Joss.
Re-bonsoir Joss,
Eh bien si tu entends comme satan chante... il faut l'écrire; en tous cas çà , je l'entends bien....ploc ploc..
Souris
#18
Posté 22 novembre 2008 - 10:46
Le plus important est ce que le lecteur entend au final. Moi je l'écrit comme cela m'enchante...Re-bonsoir Joss,
Eh bien si tu entends comme satan chante... il faut l'écrire; en tous cas çà , je l'entends bien....ploc ploc..
Souris
A bientôt. Je vais me coucher sur mon canapé et écrire un peu en écoutant quelques musiques andalouses...
#19
Posté 23 novembre 2008 - 12:43
comme le haut de mes falaises lorsqu'en
pleurs je me surprends
c'est un miracle juste un miracle et je tu nous
surprends encore loin
des griffures parmi les ronces
des cheveux aggripés
parmi les leures
c'est l'extase
un instant
rien
rien d'autre
et je tu ils elles nous
mourrons encore
(hummm)
#20
Posté 23 novembre 2008 - 08:42
#21
Posté 23 novembre 2008 - 09:15
Amitiés,H.
#22
Posté 23 novembre 2008 - 09:20
Plus je lis ce texte, plus je l'adore.
![]()
Amitiés,H.
Chute de neige...
Un assassin qui tourne autour de sa victime.
Ou la solitude liée à l'abandon.
Merci H.
Joss.
#23
Posté 23 novembre 2008 - 09:27
J'espère que c'est pas moi qui suis une assassineChute de neige...
Un assassin qui tourne autour de sa victime.
Ou la solitude liée à l'abandon.
Merci H.
Joss.
#24
Posté 23 novembre 2008 - 09:33
J'espère que c'est pas moi qui suis une assassine
Elles sont légions les assassines
Et régissent tout un territoire ;
C'est entremonts qu'il se dessine
Dans la sueur et dans le noir.





