
#931
Posted 16 September 2005 - 09:35 PM
#932
Posted 16 September 2005 - 10:14 PM
balila
#933
Posted 17 September 2005 - 05:58 AM
#934
Posted 17 September 2005 - 10:37 AM
#935
Posted 17 September 2005 - 06:30 PM
C'est donc avec porsche qu'il faut enchaîner !
#936
Posted 17 September 2005 - 07:40 PM
balila
#937
Posted 17 September 2005 - 08:06 PM
#938
Posted 17 September 2005 - 08:22 PM
#939
Posted 18 September 2005 - 07:13 AM
#940
Posted 18 September 2005 - 09:31 PM
#941
Posted 18 September 2005 - 09:39 PM
Heu... facile, désolée !
balila
#942
Posted 19 September 2005 - 09:33 AM
#943
Posted 19 September 2005 - 05:35 PM
Puis y'a pas de raison d'aller plus loin dans les délires, Héloïse le fait bien
#944
Posted 19 September 2005 - 07:27 PM
balila
#945
Posted 21 September 2005 - 09:50 PM
Côte
...
Petit développement - attention les dents - :
Un Tout soufflant au travers du creux couronnait la Déesse
L’échine se découvrit d’un manteau brûlant
Et la terre liée disparut à jamais …
Scène 1: Un Tout soufflant au travers du creux couronnait la Déesse
Le scribe
- Il pourrait s’agir d’une détonation, infligée à l’âme …
L’ingénieur, saisit la balle au bond
– … laquelle, soigneusement spiralée renseignera toujours assez sur la balistique. Ces pistes où l’on se débrouille ….-.
Le scribe balaie de sa plume
- La paix soit avec les armuriers, comme avec les destinataires de projectiles. La panique ne viendrait que de cette forme inventée par les dieux, certes hirsute et paillarde, mais qui recouvrait tous les éléments rassemblés. La voici soufflant au travers du vide, les sept creux rassemblés …
L’ingénieur l'interrompt à nouveau
- le vide ne serait qu’une infinie dispersion d’énergie, échappant à la captivité.
Et tous deux de se mettre derechef à la recherche du trou noir … En avant la musique…
...
Quand la déesse entre dans la danse, son ventre s’anime. Soubresauts de ses convections étranges, qu’il faudra bien du temps pour apprendre à mesurer : à l’échelle humaine, on appellera ça le paléo-magnétisme et la sismique. Certaines époques laissent divaguer la pensée, ne la forgent que de leurs convictions ; d’autres les suivent, où l’instrument et le chiffre prennent le pas sur la partition. Et parfois y sèment la merveille.
...
Scène 2 : L’échine se découvrit d’un manteau brûlant
L’ingénieur
- La roche prend son temps pour effectuer le cycle, moins figée qu’elle n’y parait à ton œil désespérément nu. Fusion, cristallisation, métamorphisme (je te change un peu la pression, un peu la température, et hop ! Le tour est joué …. Le roc n’est pas plus éternel que toi ou moi …
Le scribe
- Ce n’est pas vraiment une consolation.
...
A l’aplomb de la falaise, l’eau entre les vagues apparaît d’un vert profond, tendu de noir et de lumières. L’herbe est arasée, le vent vif, rien n'en protège le visage.
La piste est abrupte vers le niveau de la mer.
...
A chaque vague succède un mouvement de cailloux, dans le prolongement du pas vers la profondeur. Un simple bruit, invisible sous les algues qui se prélassent.
...
Le scribe, à voix basse
- Une immatérialisation de subduction. De dérive.
(l’ingénieur n’est plus là pour relever l’inexactitude parfaite de la rêverie).
...
La plage est étroite. Déjà une nouvelle pente s’aiguise entre les cyprès et les asphodèles. Le vol d’un couple d’huîtriers traverse la baie, trait l’un sous l’autre tiré. Leur chant clair, près, d’aimance sûre. Au loin, des mers intérieures, des plaines, des collines, des vallées. Plus loin encore, au-delà des courbes, on trouverait peut-être des montagnes, une nature au sourcil froncé.
…
Le mot fin de l’histoire :
Et la terre liée disparut à jamais …
La Pangée
…
Que dit l’orogénèse ?
(on pourrait croire à quelque ouverture de la bouche. Non. Ou alors est-ce juste un sourire…)
Wegener* avait appuyé sa théorie de la dérive des continents sur une similitude des strates du sous-sol entre les côtes des terres euro-africaines et américaines qu’il faisait s’emboîter. Ainsi était-il capable de reconstituer dans la correspondance une mémoire de continuité rompue.
Il faudra des années, des observations patientes, des mesures répétées – travail d’enfant qui à l’évidence perd son temps à l’échelle de l’antédiluvien – pour comprendre – d’autres, plus tard - les remous, les fissures, les subductions comme les contradictions et les entrechocs.
La surface de la terre peut se plisser, comme une onde vibratoire, comme une parole transmise. La faille ne rompt pas la transmission, mais la déforme, désempare la continuité.
Et ce faisant elle crée toute l’originalité du paysage. Rien n’est aléatoire, tout est imprévisible, ou l’inverse. J’aime ce relief. Les griseries de son feuilletage, quand il me défie le genou ...
...
La Pangée s'est séparée à la fin de l'ère primaire. Les rêveurs ne sont arrivés que bien plus tard...
...
*(Die Entstehung der Kontinente und Ozeane , 1915)
Tiens !!! Une visite ...
Vielleicht, das ich durch schwere Berge gehe
In harten Adern, wie ein Erz allein
Und bin so tief, das ich kein Ende sehe
Und kein Ferne : alles wurde Nähe
- und alle Nähe wurde Stein
C'est la première strophe du livre de la pauvreté et de la mort,
de Rainer Maria RILKE, celle que je préfère, celle dont se dégage toute la suite de son écrit.
Le premier mot : Vielleicht, « Peut-être », et, littéralement, Viel (beaucoup), leicht (léger, facile). Sans doute n’abuserais-je pas tant du « peut-être », si je parlais allemand.
Peut-être, mes errances me conduisent-elles sous de lourdes montagnes
- je crois que le terme d’errance convient, plus qu’une simple allée-venue ; le plus important est le « durch » au travers de, et non pas sur, ou par. Il y a une idée d’inclusion, d’enfermement, de compression.
En des veines dures, et seul comme le fer (« Erz », c’est le minerai, en trois trop longues syllabes).
Et vais-je si profondément que je ne vois ni fin ( dans le sens de but, d’achèvement possible)
Ni même lointain : tout est devenu proximité,
Et toute proximité est devenue pierre (et « l’au plus près » de cette proximité semble pouvoir interrompre tout mouvement.
Le poème commence autour de la veine, figée dans le mythe du roc éternel.
Reste à faire fondre le mythe.
C’est là que la géologie intervient.
#946
Posted 22 September 2005 - 08:43 AM
#947
Posted 22 September 2005 - 11:57 AM
J'ai glissé la mienne entre tes côtes Ariel, avec un doux plaisir ! :wink:
Particulièrement à cet endroit : "La plage est étroite. Déjà une nouvelle pente s’aiguise entre les cyprès et les asphodèles. Le vol d’un couple d’huîtriers traverse la baie, trait l’un sous l’autre tiré. Leur chant clair, près, d’aimance sûre. Au loin, des mers intérieures, des plaines, des collines, des vallées. Plus loin encore, au-delà des courbes, on trouverait peut-être des montagnes, une nature au sourcil froncé." [i]
balila
#948
Posted 22 September 2005 - 05:09 PM
#949
Posted 22 September 2005 - 06:26 PM
#950
Posted 23 September 2005 - 01:35 PM
#951
Posted 26 September 2005 - 09:18 AM
Sauvagine
...
(Marcher, à la poursuite de l’idée)
- Que faire du droit chemin, ce maillage de dalles et de murs, ce filet de pierres.
- Cette sente, n’est-elle pas mémoire et sagesse et science ?
- Passer le fil du clos, devenir le possible …
- Et ne trouver que la voie de l’impasse ou de l’errance, le rebrousse-chemin qui met le poil de la sauvagine en désordre …
- Evader sans relâche le peut-être vers le privilège de la surprise,
la fleur de peau débusquant la lumière, comme un lièvre, au subit du découvert.
#952
Posted 26 September 2005 - 09:53 AM
#953
Posted 26 September 2005 - 12:02 PM
#954
Posted 26 September 2005 - 01:17 PM
#955
Posted 26 September 2005 - 01:46 PM
mal d'amour/
Pacifique
...
Sur tant de mille et de cent
Froid et bleu
L’Amour sépare
- Sources enfin promises
A l’océan de paix -
Comme le regard du loup
Gris et bon
Réchauffe le fleuve
- lioub’liou -
Sibérien,
parfois l’Amour unit
...
écrit pour le recueil de textes de Zorica Sentic,
au profit de l'Association Laurette Fugain"
#956
Posted 27 September 2005 - 12:58 PM
#957
Posted 27 September 2005 - 11:47 PM
#958
Posted 29 September 2005 - 02:43 AM
[...]
Il ouvrit la porte, lança l'opium dans la nuit et revint s'asseoir, épaules basses, attendant l'aube, attendant que se réduisit au silence, à force de s'user dans son dialogue avec elle-même, sa douleur... Malgré la souffrance qui entrouvrait sa bouche, qui changeait en visage ahuri son masque grave, il ne perdait pas tout contrôle. Cette nuit, sa vie allait changer: la force de la pensée n'est pas grande contre la métamorphose à quoi la mort peut contraindre un homme. Il était désormais rejeté à lui-même. Le monde n'avait plus de sens, n'existait plus: l'immobilité sans retour, là, à côté de ce corps qui l'avait relié à l'univers, était comme un suicide de Dieu.
[...]
La Condition Humaine
#959
Posted 29 September 2005 - 11:17 AM
L'énigme de la douceur
...
** " Ces moments où l'énigme fondamentale de la vie apparaît à chacun de nous comme elle apparaît à presque toutes les femmes devant un visage d'enfant, à presque tous les hommes devant un visage de mort.
Dans toutes les formes de ce qui nous entraîne, dans tout ce que j'ai vu lutter contre l'humiliation, et même en toi, douceur dont on se demande ce que tu fais sur la terre, la vie semblable aux dieux des religions disparues m'apparaît parfois comme le livret d'une musique inconnue "
Malraux, les Antimémoires
#960
Posted 01 October 2005 - 11:24 AM
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