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Perthro

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Topics I've Started

Sans titre

22 December 2005 - 02:21 PM

Sous un vent lent
L'eau sans roulis
Pousse en son lit
Les cailloux blancs

Goût mirabelle
Pêche melba
Elle est là-bas
Et la plus belle

La plus jolie
Des jolies fleurs
Sans joie, sans pleur
Pousse en son lit

Pétale blanc
Magicien d'Oz
Pétale rose
N'est pas violent

Pétale orange
Est éphémère
Pétale vert
Est bien étrange

Sous un doux vent
L'eau sans roulis
Berce la vie
Des vieux amants

Naufrage

19 December 2005 - 06:18 PM

C'est aujourd'hui Mardi et nous appareillons
Sur un bateau trois mats dans le port du Havre.
Comme à mon habitude, quitter la terre me navre
Car je suis étranger parmi les moussaillons.

Je faisais route avec ma chère et tendre femme
Qui n'avait qu'une idée : visiter l'Amérique,
Elle voulait voir de près ce "monde féerique"
Et vérifier si il méritait qu'on l'acclame.

Alors que nous voguions depuis plus d'une semaine,
Le vent était constant et il gonflait les voiles.
Mais ce jour là, puissant à faire céder les toiles,
Nous comprîmes ce qu'était la dimension humaine.

Les vagues ainsi grossies démontaient l'océan
Alors que l'équipage démontait la voilure.
Le capitaine, sincère, nous dit qu'à cette allure,
Dans une heure nous serions tous réduits à néant.

Une lutte débuta : l'homme face aux éléments.
Balancée par la houle, notre frêle navire
Voulait rester intact avant qu'il ne chavire.
L'honneur d'un bateau face à  la force du vent.

Fermés dans nos cabines, nous attendions la mort
Sur une coque de noix transformées en radeau.
Nous sentions l'embarcation voguer en lambeaux,
Les illusions perdues, attendant notre sort.

Le premier mat tombé tua un matelot.
Ce drame ne précédait que de peu le naufrage :
Une vague gigantesque mis fin à ce voyage,
Nous nous retrouvâmes tous éparpillés dans l'eau.

Ceux qui savait nager s'arrimèrent à des planches,
Mais bien d'autres coulèrent, assommé par le choc.
Quel horrible spectacle en cette belle époque,
Les hommes prenaient la mer et la mer sa revanche.

Accrochéà une porte, je ne pus que pleurer
Ma femme. Je souhaite que son âme repose en paix
Au fond d'un océan d'un tout autre aspect
Que j'ai quitté au Havre et j'en suis écoeuré.

Autour de moi, personne, c'était une hécatombe.
Une heure avait passé depuis le cauchemar,
La tempête cessait, se levait le brouillard.
Les hommes avaient rejoint leurs sous-marines tombes.

Mais moi, les dieux eux-mêmes m'empèchaient de faiblir :
Je ne pouvais mourir sans avoir essayer
De revenir vivant pour pouvoir raconter
Ce terrible naufrage et pour s'en souvenir.

Je devais périr noyé, à bout de force,
Vingt minutes plus tard, dans une mer calme.
C'était il y a cent ans que c'est passé ce drame,
Et le temps, à présent, m'a volé mon écorce.

Aurélie

18 December 2005 - 10:56 PM

Je me demande
Une Allemande
Et alors

Auréolé
De sel collé
Sur son corps

Et dans mon lit
Mon Aurélie
S'évapore
A l'aurore

Sans titre

18 December 2005 - 06:16 PM

Douce frimousse
Sous les draps blancs
Souffle tremblant
Sous les draps housses

Premier essai

13 December 2005 - 05:23 PM

Bonjour à vous, je vais commencer par quelque chose de pas très original et en plus par la fin mais c'est comme ca.

Et voilà, c'est finit, faisons la conclusion :
De ces années passées, que reste t-il hélas
Si ce n'est des images et quelques illusions?
Pourait on éviter que l'amour ne se lasse?

On oubliera toujours, nous ne sommes que des hommes,
Et malgré nos coquilles, on est vite sans arme
Face à soi. C'est ainsi, le destin nous façonnes,
Un jour, on est heureux, un autre, coule des larmes.

Et le temps passe sur nous, et le nuages avancent.
Ce n'est que de nos yeux que l'on suit la mouvance.
Les nuages ne sont que larmes évaporées.

Et les vapeurs salées nous laissent dans l'attente
De nouvelles joies promises, mélancolies lattentes,
Et le soleil guérira nos coeurs perforés.