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Depuis : La prose des jours...

Posté par M. de Saint-Michel, 05 février 2017 · 133 visite(s)

La prose des jours à la syntaxe
invertébrée Le don juan n'y pense-t-il de conquête en
conquête Le long des vitrines où brillent
bijoux et regards son coeur lucide malaxe
ses mille et un désirs qui vont lui coûtant
l'amour Et les heures glissent comme filles

Il a depuis longtemps compris le vide
sans fond du siècle Tonneau des Danaïdes ironise-t-il
à chaque baiser ou caresse Un fin sourire cache
tous les pleurs qu'il ne verse pas Monde aride
avec tes banques et tes parlements quel exil
te vaudrait Parfois telle phrase s'arrache

Certes il a jaugé jugé ce qui passe n'étant dupe
de quelque simagrée à quoi seuls
les acéphales se raccrochent Dans son âme il neige
quand sa voix embrase et sa main soulève la jupe
des femelles Nos corps sont promis aux linceuls
humides où le néant crûment s'agrège

Dans son miroir il voit un squelette Le même
qui unit charniers et panthéons Comment
ne point mépriser le petit orgueil des homoncules
ces éphémères ces microbes Qui sème
la mort récolte l'enfer Et de rire du roman
de ses ruts au fil des paragraphes qui s'annulent

Source : La prose des jours...




Des multitudes interdites
et lasses
renaissait la grâce du dire
La parole humaine
ni plus mensonge
ni plus cynisme
toute aux lexèmes
au rythme mutiné d'un allitératif amour encore
musicale gaze
à en couvrir indéfiniment
et les criées marchandes
et les injonctions de la concupiscence



Très respectueusement,


Loup-de-lune
Une infinie gratitude pour votre parole de lumière... Amitiés poétiques. Michel

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