Oh mais je t'ai bien compris! Tu disais:
-Rattache toi au passé, condamne tes libertés
Et pleure l'enfant que tu ne fus pas
Souviens toi des nuages que tu voyais filer
Dans un ciel gribouillé sur une feuille de papier
Tandis que des chevaux aux allures de pégases
Te transportaient alors au pays des topazes
Et cette voix sucrée que tu gouttais avide
T'enveloppait de ses mains pour t'éloigner du vide
Des corbeilles de bonbons arrivaient par centaine
Portées par des anges blonds et des oiseaux-diadème
Et tu riais bécasse! Tu riais d'insouciance
Tu courrais dans des plaines faites en guimauve blanche
Des fontaines de sirop pour épancher ta soif
Coulaient à gros flocons sur des montagnes d'agate
Des bulles de savon qui ne piquent pas les yeux
Mais qui sentent bon le vent caressaient tes cheveux
Et dans ta bouche d'enfant tu cachais des trésors
Et de tes mains d'enfant tu créais sans effort
Des arcs-en-ciel tout roses, des lunes cotonneuses
Des pères qui ne crient pas et de mères heureuses
Des carrioles de citrouilles qui n'sentent pas la citrouille
Des peintures qui tâchent et qu'on ne débarbouille
Des cygnes blancs-yahourt aux ailes protectrices
Du chocolat en masse qui naît de l'adonis
Ah quel dommage que l'on n'eut pas laissé
Au bon vouloir d'un gosse l'univers à créer.
-Rattache toi au passé, condamne tes libertés
Et pleure l'enfant que tu ne fus pas
Souviens toi des nuages que tu voyais filer
Dans un ciel gribouillé sur une feuille de papier
Tandis que des chevaux aux allures de pégases
Te transportaient alors au pays des topazes
Et cette voix sucrée que tu gouttais avide
T'enveloppait de ses mains pour t'éloigner du vide
Des corbeilles de bonbons arrivaient par centaine
Portées par des anges blonds et des oiseaux-diadème
Et tu riais bécasse! Tu riais d'insouciance
Tu courrais dans des plaines faites en guimauve blanche
Des fontaines de sirop pour épancher ta soif
Coulaient à gros flocons sur des montagnes d'agate
Des bulles de savon qui ne piquent pas les yeux
Mais qui sentent bon le vent caressaient tes cheveux
Et dans ta bouche d'enfant tu cachais des trésors
Et de tes mains d'enfant tu créais sans effort
Des arcs-en-ciel tout roses, des lunes cotonneuses
Des pères qui ne crient pas et de mères heureuses
Des carrioles de citrouilles qui n'sentent pas la citrouille
Des peintures qui tâchent et qu'on ne débarbouille
Des cygnes blancs-yahourt aux ailes protectrices
Du chocolat en masse qui naît de l'adonis
Ah quel dommage que l'on n'eut pas laissé
Au bon vouloir d'un gosse l'univers à créer.



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