Il y a des sentiments comme une lame de rasoir
Qui saignent sous la peau pour noyer nos déboires
Qui coupent le coeur à vif pour l'empêcher de geindre
Et musèlent notre ombre aux racines du passé.
Lorsque dans un mirroir on brise un souvenir
On lacère la chair d'une mémoire qui expire
On condamne des portes fissurées par le temps
Mais qui suintent toujours d'un suc rouge ardent
Dans la nacre d'un oeil on essaie d'oublier
Les caresses d'un fantôme au contour hésitant
Et son visage si doux qu'on eût voulu river
Broie nos âmes d'argile avec ses mains d'argent
Qui saignent sous la peau pour noyer nos déboires
Qui coupent le coeur à vif pour l'empêcher de geindre
Et musèlent notre ombre aux racines du passé.
Lorsque dans un mirroir on brise un souvenir
On lacère la chair d'une mémoire qui expire
On condamne des portes fissurées par le temps
Mais qui suintent toujours d'un suc rouge ardent
Dans la nacre d'un oeil on essaie d'oublier
Les caresses d'un fantôme au contour hésitant
Et son visage si doux qu'on eût voulu river
Broie nos âmes d'argile avec ses mains d'argent



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