<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1" ?>
<rss version="2.0">
<channel>
	<title>Fractales</title>
	<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&module=showblog&blogid=524]]></link>
	<description>Fractales Syndication</description>
	<pubDate>Wed, 22 Dec 2010 13:39:58 +0000</pubDate>
	<webMaster>tim@toutelapoesie.com (Toute La Poésie)</webMaster>
	<generator>IP.Blog</generator>
	<ttl>60</ttl>
	<item>
		<title>Un Prince Breton</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10331]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
Une âme de ténèbres rode à couvert au fond de tes yeux. <br />
Un reste d’humanité éteint au grand bal des enfers. <br />
La roue de l’infortune crisse des flammes de repentances<br />
Tandis qu’un astre de plume picore exsangue l’amour.<br />
Un revenant fait un détour par ta bouche rouge sang <br />
Flot continue de mots qui serpentent dans l’air brûlant.<br />
Adorateur d’un songe tissé des images de l’immonde<br />
Un rayon vert jaillit de l’horizon aux confins du monde.<br />
Filles de Nerval, brume légère épris du feu,<br />
De leurs rires échevelés des perles de pluie,<br />
Baladin sur des corps de volupté comme vrillés,<br />
Un regard pâmé annonce l’oracle des plaisirs…<br />
La portée croche l’azur radieux d’une pointe <br />
Ironie diatonique d’un esprit crescendo<br />
Séquence d’un bécarre agrémenté qui s’effeuille…<br />
L’onde pâle coule sur le tablier des nuages<br />
Et des illuminations acclament des reins si beaux<br />
L’enclume pèse d’un poids lugubre et froid<br />
Sur le spleen accompli des errances noires…<br />
Cortèges et solfèges,  le fil s’insinue dans la pelote<br />
Pauvres éphémérides neuronales <br />
Une lotte blanche raconte les troubles de mer<br />
Une empreinte blême pigmente ta chair d’envie…<br />
A l’écrin qui se lève<br />
A l’immense vide du cosmos<br />
A la peur vagabonde nue<br />
Au peintre de l’ultime<br />
Et de l’amour automatique,<br />
Un prince nommé Breton.</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:33:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10331]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>MACHADO</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10330]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
Assis les yeux rivés au soir qui s’enfuit<br />
Une larme de lune au bord des lèvres<br />
 Je chante des psaumes au creux de la nuit<br />
<br />
Un frisson chaud en germe de fièvre<br />
J’observe anxieux le silence de l’ennui<br />
<br />
MACHADO dort sur l’épaule de LORCA<br />
<br />
Mon rêve ravi en millier de solitudes<br />
Court à ma bouche rouge la plénitude<br />
Le prix du sang aux fronts des poètes<br />
<br />
Leçon de liberté pour une morne fête<br />
Nos fils vivent à ce soleil des certitudes<br />
<br />
MACHADO dort sur l’épaule de LORCA<br />
<br />
A COLLIOURE éternellement sa flamme <br />
Danse dans une baie fleurie de son âme<br />
Des sillons de mer abreuvent son repos<br />
<br />
MACHADO dort sur l’épaule de LORCA<br />
<br />
Au combat partir sous le joug de l’immonde<br />
Laisser en ce monde des calices en mots<br />
Et boire un dernier vers au libre éveil du monde<br />
<br />
« Esto días azules y este sol de la infancia. » <br />
Antonio Machando – 1875 / 1939 </div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:32:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10330]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Bonhomme de Noël</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10329]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
Au fond d’une impasse sombre ruelle<br />
L’enfance a pleuré sur papier d’hirondelle<br />
Un jouet de noël en guise de sainte musique<br />
Un ange inspire un souffle méta physique<br />
Les yeux enfoncés en ce monde cruel<br />
Une rasade de chocolat dans son écuelle<br />
Des lumières scintillent sous les heures<br />
L’esprit du vent porte au loin son cœur<br />
Chante vivant l’espoir d’une terre en paix<br />
La morsure du froid sous le ciel défait<br />
Lutin coiffé sous un bonnet de neige vêtu<br />
Cherche un magicien pour rires soutenus<br />
Chair de glace se morfond éphémère<br />
En attendant la fonte d’une chimère<br />
Au soleil reste une flaque rebelle<br />
Au fond d’une impasse sombre ruelle.<br />
</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:31:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10329]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Une falaise immense surplombant la mer.</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10328]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<span style='font-size: 21px;'><div class='bbc_left'><span style='font-family: Book Antiqua'><br />
Au pied du vertige vertical, des lignes de ressacs brisés tentaient l’assaut des éboulis. Quelques bourrasques d’air, ébouriffaient  les nuages. Les oiseaux virevoltaient comme des notes décrochées au papier de musique.<br />
<br />
Le sifflement intense de l’atmosphère soutenait le gris du ciel. Au loin, sur la ligne d’horizon, des signes blancs crevaient la surface des eaux tandis qu’un phare de tempête clignotait sur le cap.<br />
<br />
Des verves impétueuses et sonores clamaient la conquête des eaux sur la terre. Telles des chevelures, des myriades en écumes salées, des filles en tempête clamaient leurs douleurs en des étincelles jaillissantes. <br />
<br />
Les ombres portées par les structures de coton filtraient des lamelles de soleil. Des pinceaux de lumière tombés des cieux vers les abysses cachés. De tes yeux des rimmels traçaient des lignes de fuite sur ta bouche humide.<br />
<br />
La pluie claquait sur les cirés jaunes et s’abreuvant comme un feutre de liquide coloré, l’on pouvait lire du bleu de l’amour au fond de tes rétines claires. Des perles translucides roulaient sur le voile rouge de tes lèvres sombres.<br />
<br />
Soudain une croche d’aspiration fugace emporta tes cheveux mouillés et dégageant  ta nuque blanche  dessinée à l’identique de ces statues antiques, le ruban rouge fila rebelle, ondulant en arabesques saccadées.<br />
<br />
Poséidon sembla rugir plus fort à ton sourire humide. Un baiser imprégné de saveur saline se déposa sur ma joue froide. L’archange des éléments joua de ses effets tumultueux pour me voler le goût de ta bouche à mes narines émerveillées.<br />
<br />
Un refrain de Rimbaud à ma mémoire resurgit comme une ampoule de psaume et de sortilèges magiques. Mes doigts s’offrir, crochetant ta main encore empreinte de la chaleur de tes poches. <br />
<br />
Dans le fracas ambiant, nos pieds joints au bord du précipice : un pas de l’avant, le grand frisson de la chute, l’ivresse de la fuite du monde chaotique.</span></span></div>[/size]]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:30:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10328]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Samothrace</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10327]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
Immondes farandoles, vagabondes immolées,<br />
Traits de lumières et sarcasmes des prières,<br />
Inonde le feu de la haine et des gloires convolées.<br />
Fronde des paraboles, furibondes accolées,<br />
Casques en lisière et fresques altières,<br />
Catacombes au sol des sangs décolorés.<br />
Fracas des lances hyperboles, tombes auréolées,<br />
Frasque outrancière de grecs fiers,<br />
L’onde caracole inhumaine édulcorée.<br />
Arès, affame la détresse des guerriers,<br />
Hermès, acclame la tresse du messager.<br />
Au fronton de la mer Egée, des navires perses,<br />
Darius octroyé de la défaite, aux vagues se disperse.</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:27:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10327]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Federico Garcia Lorca</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10326]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
Les poètes dorment aux chants des solitudes<br />
L’oraison portée aux vers comme sollicitude<br />
Expirer des extraits de vie rouges flamboyants<br />
Attiser le vent des mots d’un air ondoyant.<br />
<br />
Vipère du silence le bâillon de la censure<br />
Au sang versé encore sous la dictature<br />
Horrible douleur des sonnets à la tonsure<br />
Federico Garcia Lorca forme la tablature<br />
<br />
A portée des fusils les fleurs rouges de Grenade<br />
Tu es tombé sous le joug amer des sérénades<br />
Jeté comme tant d’autres à la fosse putride <br />
Que résonne la libertad à l’azura sans ride<br />
<br />
En pleurs acclamer la claire romance <br />
A mes fils nommer la rose des sacrifices<br />
Embrasser ses pieds nus et sans artifice<br />
Et crier l’amorce étincelle de la danse<br />
<br />
Rayon mort de lune vierge à la paix. <br />
<br />
<br />
« Toutes les choses ont leur mystère, et la poésie,<br />
c'est le mystère de toutes les choses »<br />
<br />
[Federico Garcia Lorca]</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:26:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10326]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Ô</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10325]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'>?<br />
<br />
Ô<br />
<br />
La danse des heures efface la ride du temps,<br />
 Les aiguilles flânent au cadran de mon cœur.<br />
Par la fenêtre claire entre une âme sœur<br />
Pareille à la lumière blanche du printemps,<br />
Elle lave mes pensées impures et tachées du noir <br />
De mes maux indécents et douloureux.<br />
L’éveil de l’esprit au corps souffrant malheureux<br />
Invoque une blessure assénée au saignoir…<br />
<br />
Ô <br />
<br />
!</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:23:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10325]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>Spleen sur la Garonne</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10324]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
Le temps d'une caresse,<br />
Là où mon cœur paresse,<br />
Aux levées du capitole<br />
Se froissent comme Bristol,<br />
Mes amours égarées<br />
Au fil des heures bigarrées.<br />
Le rose m'étourdit,<br />
Comme le pavé m'éblouit<br />
Je glisse un souvenir<br />
Hagard et sans devenir,<br />
Sur le canal de la GARONNE<br />
Le vent souffle vers l'automne.<br />
Un chapelet d'images<br />
Hante de mille soleils<br />
Mes songes peu sages,<br />
Une fée au glaive s'éveille,<br />
Sous la cendre du ciel<br />
Elle répand son fiel.<br />
Une brûlure né de la nuit,<br />
Le long d'un réverbère luit<br />
Un clair de lune sans fard,<br />
Une flèche sans dard<br />
D'un esprit combien noir<br />
Qui rôde à la tombée du soir.</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:21:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10324]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title><![CDATA[L'Eternel]]></title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10323]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
<br />
L'éternité dessine des ailes de lumière<br />
Les cœurs éteints et resplendissants de la prière.<br />
Comme la souffrance apaise le feu de l'orgueil <br />
Le silence insuffle la vie en son linceul.<br />
<br />
Que je n'ai dit à ce dieu absent,<br />
De boire le calice du pénitent.<br />
A la lie et comme aux abois,<br />
Le délice d'espérer me laisse pantois.<br />
<br />
Fruit de la nature et de charnelles unions<br />
Au fronton de l'amour des pétales de la communion,<br />
Comme le bonheur étale ses perles<br />
La passion anime le chant du merle.<br />
<br />
Que je n'ai dit à ce dieu absent,<br />
De fleurir mon âme de présents.<br />
A la floraison et comme une chanson,<br />
Le ciel pleure au-dessus des saisons.<br />
<br />
De mon eau née de la sueur<br />
De ma peau flétrie par les années,<br />
J'implore le pardon à tout heure<br />
De mes péchés je deviens aliéné.<br />
<br />
Que je n'ai dit à ce dieu absent,<br />
De prendre la forme sans illusion <br />
A mes doigts de germer un instant,<br />
La vérité au delà de la confession.</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:20:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10323]]></guid>
	</item>
	<item>
		<title>La Mer</title>
		<link><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10322]]></link>
		<category></category>
		<description><![CDATA[<div class='bbc_center'><br />
La mer,  a des fragrances iodées,<br />
Et son parfum hante les possédés<br />
Marins d'outre mer et de fortune.<br />
<br />
La mer,  a des romances brisées,<br />
Et son chant baigne le sable irisé<br />
Étendues d'écume et d'amertume.<br />
<br />
La mer, a des silences filochés,<br />
Nasses sonore de bleus effilochés<br />
Soupirs à l'encre des brumes.<br />
<br />
La mer, a de vagues rires cochés,<br />
Rebonds de tempête décochés<br />
Aux flancs de terres posthumes.<br />
 <br />
la mer, a des notes lapidées,<br />
Au souffle  des airs débridés<br />
Jetés aux ports des enclumes.<br />
<br />
La mer, a des voiles effeuillées,<br />
Iles longues et endeuillées<br />
Des âmes perdues sous la lune.<br />
<br />
La mer, a des perles huilées,<br />
Opalines et nacres effilées<br />
Le mystère des poissons-lunes.<br />
<br />
<br />
La mer, a des regards de lagune,<br />
Rives exotiques sous les dunes<br />
Des flots d'étoiles brunes.<br />
<br />
La mer ?<br />
<br />
La mer est Irlandaise,<br />
Du haut de grandes falaises<br />
Mon cœur s'emplit d'aise.<br />
<br />
La mer est une femme,<br />
Épicée d'une once de gemme<br />
Éternel en elle-même.<br />
</div>]]></description>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2004 05:18:00 +0000</pubDate>
		<guid><![CDATA[http://www.toutelapoesie.com/index.php?app=blog&blogid=524&showentry=10322]]></guid>
	</item>
</channel>
</rss>