La tolérance,
c'est effacer les différences
c'est accepter
que les autres n'aient
pas les mêmes idées,
que le verbe aimer
soit toujours conjugué
à tous les modes, à tous les temps
et que seul soit important
le sentiment que l'on ressent.
La tolérance,
c'est le monde entier qui pense
que les religions,
quels que soient leurs noms,
n'ont aucune frontière
et ne posent pas de barrières
qu'elles nous rassemblent tous en frères
pour éradiquer la misère
et ne servent pas la colère
pour déclencher des guerres.
La tolérance,
c'est savoir donner un sens,
c'est savoir trouver les mots
pour dire qu'importe la couleur de peau
qu'importe le pays ou le drapeau,
que nous soyons laids ou beaux,
le sang qui coule dans nos veines
est pour tous les hommes, le même
et comme une immense chaine
nous unira dans nos peines.
La tolérance,
comme une douce espérance,
c'est pouvoir oser penser
que notre monde aura enfin trouvé
la manière de tourner
sans plus d'animosité.
C'est savoir se respecter,
c'est pouvoir envisager
de vivre et de cohabiter
l'un, l'autre sans jamais se juger.
MAIS
Cela ne veut pas dire accepter l'intolérable,
ne veut pas dire accepter l'insoutenable,
il ne faudra jamais tolérer
la cruauté,
la méchanceté,
le non respect,
le manque d'intégrité,
la violence débridée,
tout ce qui fait
que l'humanité
peut être un jour menacée.
NON,
il ne faudra jamais tolérer
de se laisser malmener
de se faire insulter,
d'être à genoux rabaissé
A terre de se faire trainer
de ne pas ête considéré
aux pieds de l'autre foulé.
AILEBLEUE 21 AVRIL 2008
Bonjour ma voisine !
C'est amusant que tu ais écrit sur ce thème car j'ai fait de même l'an passé en m'inspirant d'un poème de Paul Eluard , je suis convaincu que la tolérance est la qualité indispensable à nos équilibres...
j'ai bien aimé ton approche aussi !
j'ai retrouvé mon poème que j'avais égaré , je te l'offre !
Tolérance.
Dans nos têtes et dans nos idées,
Sur nos tombes et nos mausolées,
Dans la caboche de nos marmots,
Je crie ce mot ;
Dans les décrets de nos principes,
Sur notre peau et dans nos tripes,
Dans les pages de nos gros dicos,
Je crie ce mot ;
Dans l’eurythmie d’une aria,
Sur les livrets des opéras,
Dans nos musiques et leur tempo,
Je crie ce mot ;
Dans les discours des orateurs,
Sur l’illusion de ces menteurs,
Dans les montants de leurs écots,
Je crie ce mot ;
Dans leurs sourates et leurs versets,
Sur les lettres de l’alphabet,
Dans les croyances de leur crédo,
Je crie ce mot ;
Dans le train train des habitudes,
Sur le chemin des certitudes,
Dans nos prières de bigots,
Je crie ce mot ;
Dans l’euphorie de nos victoires,
Sur les lits blancs de nos nuits noires,
Dans les contraintes des embargos,
Je crie ce mot ;
Dans l’inconscient de nos enfants,
Sur leurs cahiers et dans leurs chants,
Dans leurs yeux couleur indigo,
Je crie ce mot ;
Dans l’aube blême du prisonnier,
Pour qui ce jour est le dernier,
Pour l’efficience de son bourreau,
Je crie ce mot,
Dans le ventre des affamés,
Sur ce monde sans aucune pitié,
Dans l’opulence des entrepôts,
Je crie ce mot ;
Dans les mémoires de nos anciens,
Sur ce qui fut leur destin,
Pour leur bon sens de pequenots,
Je crie ce mot ;
Dans les chimères des camarades,
Sur les façades des ambassades,
Dans l’irréel de leurs appeaux,
Je crie ce mot ;
Dans les mensonges de nos médias,
Sur leur conduite à hue, à dia,
Dans leurs pratiques de corbeaux,
Je crie ce mot ;
Dans le gâchis de nos pays,
Sur les guerres et sur nos folies,
A nos mentalités d’agneaux,
Je crie ce mot ;
Dans l’ombre de nos suffisances,
Sur l’utopie de nos errances,
Dans l’étroitesse de nos cerveaux,
Je crie ce mot ;
Dans l’entreprise, dans la finance,
Sur la lâcheté de nos consciences,
Dans le partage même du gâteau,
Je crie ce mot ;
Dans nos plaisirs et dans nos joies,
Sur nos désirs et nos émois,
Dans le gazouillis des oiseaux,
Je crie ce mot ;
Dans les années de solitude,
D’ingratitude et d’inquiétude,
Dans cette descente vers le caveau,
Je crie ce mot ;
Dans l’imminence de l’au-delà ,
Sur le jour et l’heure de nos trépas,
Dans l’attente de faire le grand saut,
Je crie ce mot ;
Et par le jeu de mon stylo,
Pour te donner là un cadeau,
J’ai aujourd’hui le vrai culot,
De t’appeler
La tolérance !
Moietmoi juin 2008