Piégeant les coruscations,
Sur un cou, le collier boit
Le sang des effluves,
Qui disent l'être, qui disent l'être.
Souvenirs égrenés,
Dans mon sac du retour,
Le collier sait tout de vous.
Les souvenirs d'une avalanche,
Témoins qui n'émeuvent jamais,
De l’ubac s'amoncèlent de vous.
Vous le gardiez les nuits encore,
En veilleur silencieux,
Invité à votre intimité,
Comme seuls les rêves peuvent.
A mon insu,
Dans mon sac du retour,
Vous glissiez une porte sur vous.
Le collier sait tout de vous.
Je voulais qu'il parlât,
Je le secouais, objet inerte.
Le plastique ingrat de la lanière,
Je bénis la matière, je bénis la matière.
Pendant des mois, il me susurra vous.
Ses murmures étaient des odeurs,
Le goût de votre peau,
Ses murmures étaient des parfums,
Fragrance de votre cou.
Sulfure libre, assaillant à son vouloir,
Le volatile ne connaît pas de frontière.
Baume sucré, qui vous envahit,
Il me rappelait les muscs de l'amour,
Le soir quand je les regrettais,
Ou les longues caresses
Où concret est l'infini,
Ou la chaleur des corps enlacés,
Où le ciel n'est plus,
Où les cœurs battent,
Emmêlés en cadence
Désincarnés et affranchis.
Ami lecteur, j'aime la critique pourvu qu'elle soit justifiée. Sur ce poème, plus que jamais, je ne me sens sûr de rien : est-ce assez lié, le vocabulaire n'est-il pas un peu répétitif, le tableau décrit insignifiant ? Je vous en prie, n'hésitez pas.





