Des endroits malfamés,
Il est des endroits malfamés
Où ne vivent des êtres à la mine déterrée.
Très vite l’atmosphère se fait oppressante
Tandis que l’on pousse une porte pesante.
C’est alors que trépasse une voix qui se veut rassurante,
Nous conviant sans détour le passage par la salle d’attente.
Puis, de couloirs en dédales, très vite on nous conduit,
Peu à peu les idées positives s’obscurcissent
Quand la porte se ferme sur nous pauvre victime.
Scruté, on nous épluche, pas le poireau qui a pourtant taillé sa mine.
Notre nudité mise à nu les inquiète ;
De cet oubli jugé d’honnête, on vous redresse,
Non pas le mat, l’instant est très mal choisi.
Pas de passage non plus par une case Chance,
Mais une invitation à engraisser un poulet déjà cuit,
Sans pour autant récolter jouissance.
Il est des endroits malfamés
Où l’on ne va que pour payer.
A toi mon trésor.
En hommage à Pierre Desproges décédé le 18-4-1988, qui avait commencé sa lettre par : « Mon cher trésor »
Une lettre en réponse à un remboursement de 1,20 francs (il me semble) fait par l’institution fiscale, leur demandait prestement de se dépêcher afin qu’avec cette somme virée, il puisse acheter une baguette et un roudoudou avant que le prix du pain n’augmente.
Pour ma part, tu sais mon trésor, l’année prochaine, je passe mon tour.
Eric 20 août 2008





