C'était alors le temps de grandes turbulences
Elles n'étaient pas dues à quelque météo
Le seul réchauffement était d'adolescence
Et la planète encore espérait jours bien beaux
L'adolescence était ce feu par trop brûlant
Qui consumait les cœurs et le grand vague à l'âme
Entre l'être et l'avoir, le tout ambivalent,
Fallait-il faire un choix et éteindre une flamme ?
Alors on se faisait une image de soi
Jouant au "m'as-tu-vu" et tout en se cachant
De ce que l'on était, car toujours aux abois
Et craignant chaque fois de céder aux penchants
Pour paraître bien mieux que l'on aurait pu l'être
On se grandissait dans des défis qu'on gagnait
On n'était pas peu fier de battre sur cent mètres
Ceux qui, un peu plus vieux, vantards, nous dédaignaient
L'âge nous assagit, la vieillesse assoupit
Les passions enflammées d'une belle jeunesse
Le refroidissement s'installe, tout tapi
Au fond de notre cœur comme ultime maîtresse
TURBULENCES
#1
Posté 20 août 2008 - 04:36
#2
Posté 20 août 2008 - 06:06
C'était alors le temps de grandes turbulences
Elles n'étaient pas dues à quelque météo
Le seul réchauffement était d'adolescence
Et la planète encore espérait jours bien beaux
L'adolescence était ce feu par trop brûlant
Qui consumait les cœurs et le grand vague à l'âme
Entre l'être et l'avoir, le tout ambivalent,
Fallait-il faire un choix et éteindre une flamme ?
Alors on se faisait une image de soi
Jouant au "m'as-tu-vu" et tout en se cachant
De ce que l'on était, car toujours aux abois
Et craignant chaque fois de céder aux penchants
Pour paraître bien mieux que l'on aurait pu l'être
On se grandissait dans des défis qu'on gagnait
On n'était pas peu fier de battre sur cent mètres
Ceux qui, un peu plus vieux, vantards, nous dédaignaient
L'âge nous assagit, la vieillesse assoupit
Les passions enflammées d'une belle jeunesse
Le refroidissement s'installe, tout tapi
Au fond de notre cœur comme ultime maîtresse
de l'adolescence
sentiments adoucis
d'une maturité accomplie !
J'aime beaucoup tes lignes.
AILEBLEUE





