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Partir, dit le poète


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22 réponses à ce sujet

#1 Arwen G

Arwen G

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Posté 11 octobre 2008 - 10:56



Un poète, quelque part,

Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.

Partir, dit le poète.

Je le suis, sur des routes inconnues

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.

Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages,

Tous mes avoirs

Reposent en mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.






Le ciel a conscience

De régaler l'ailleurs,

L'espace pour voler

L'instant d'un souhait,

Le souhait d'un poète

Qui voulait partir.


Toucher le soleil

Même si la cire

Avant même de l'approcher

Lentement fondra.

Ailleurs, on ne tombe pas,

Ni la raison

Ni les sciences

n'y ont bati leur maison.



Cet homme, ce poète,

Ce rêveur lucide,

Enjamba-t-il la frontière?

Grâce à lui,

L'infirme que je suis,

A largué les amarres

muni de cartes

Où le vent fait la chanson

Et l'air les couplets.


Point de noeuds,

Ni de sextant,

Rien que le vent,

Rien que l'air

Et leurs chansons

Et leurs couplets,

Quelques goélands

Ornement de la proue

Des étoiles nacrées

Pour préciser les mesures...

Et toute la vie,

Toute ma vie

Pour atteindre l'ailleurs

Du poète qui disait: PARTIR.



Arwen G.


#2 BIR TAM TAM

BIR TAM TAM

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Posté 12 octobre 2008 - 02:51



Un poète, quelque part,

Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.


Partir, dit le poète,

Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages.

Tous mes avoirs

Reposent dans mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.


Il sait, le ciel,

Qu'il régale l'ailleurs,

L'espace pour voler.

Vivre le rêve d'Icare

L'instant d'un souhait,

Le souhait d'un poète

Qui voulait partir.


J'ignore si cet homme,

Ce rêveur lucide,

Enjamba la frontière.

Grâce à lui,

L'infime que je suis,

A largué les amarres

pour un monde nouveau

Où le vent fait la chanson

Et l'air les couplets.


Partir, disait ce poète:

Je suis partie.



Arwen G.



Bonjour`Arwen G`
C'est superbe,j'ai bien aime'!
Merci pour le partage
Amicalement:BIR TAM TAM.

#3 bernard1949

bernard1949

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Posté 12 octobre 2008 - 08:43

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Un poète, quelque part,

Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.


Partir, dit le poète,

Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages.

Tous mes avoirs

Reposent dans mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.


Il sait, le ciel,

Qu'il régale l'ailleurs,

L'espace pour voler.

Vivre le rêve d'Icare

L'instant d'un souhait,

Le souhait d'un poète

Qui voulait partir.


J'ignore si cet homme,

Ce rêveur lucide,

Enjamba la frontière.

Grâce à lui,

L'infime que je suis,

A largué les amarres

pour un monde nouveau

Où le vent fait la chanson

Et l'air les couplets.


Partir, disait ce poète:

Je suis partie.



Arwen G.

[size="3"]




Le poète est un itinérant,même si physiquement il est devant son pupitre,encrier et plume,son imaginaire parcourt le monde entier


Image IPB



#4 Arwen G

Arwen G

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Posté 13 octobre 2008 - 07:17

Merci à vous deux. Oui Bernard le poète est un étrange itinérant. Je suis entièrement d'accord avec cette définition. Dire qu'il nous suffit de fermer les yeux pour voyager autour du monde, d'alelr dans l'espace et de descendre dans les abysses des mers et même de la terre. L'air, l'eau, le feu et la terre, le poète est tout le zodiac.

Amitiés, Margod


#5 claricorne

claricorne

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Posté 13 octobre 2008 - 05:32

Merci à vous deux. Oui Bernard le poète est un étrange itinérant. Je suis entièrement d'accord avec cette définition. Dire qu'il nous suffit de fermer les yeux pour voyager autour du monde, d'alelr dans l'espace et de descendre dans les abysses des mers et même de la terre. L'air, l'eau, le feu et la terre, le poète est tout le zodiac.

Amitiés, Margod


Je trouve le début puissant,
mais il me semble que les deux dernières strophes sont plus fragiles...
Je suis contente de te relire!

J'ai essayé pour voir:


Un poète, quelque part,


Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.


Partir, dit le poète,

Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages.

Tous mes avoirs

Reposent dans mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.


#6 passagère du silence

passagère du silence

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Posté 13 octobre 2008 - 05:56

Vers le soir
Abandonne toi
au double destin :
Habiter le coeur du paysage
Et faire signe
Aux étoiles filantes.

F. CHENG


Alors, ouvrir les yeux et rompre l'équilibre... bon voyage.

Amicalement,

La passagère


#7 Castillon

Castillon

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Posté 17 octobre 2008 - 04:24

J'arrive !

#8 Arwen G

Arwen G

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Posté 18 octobre 2008 - 04:30

Je trouve le début puissant,
mais il me semble que les deux dernières strophes sont plus fragiles...
Je suis contente de te relire!

J'ai essayé pour voir:


Un poète, quelque part,


Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.


Partir, dit le poète,

Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages.

Tous mes avoirs

Reposent dans mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.



Comme toujours, tu as raison. Le poème pouvait parfaitement s'arrêter là. Le reste n'est que dentelle. Merci Clari.

Castillon, mon pays te plait?

#9 bernard1949

bernard1949

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Posté 18 octobre 2008 - 08:21

Comme toujours, tu as raison. Le poème pouvait parfaitement s'arrêter là. Le reste n'est que dentelle. Merci Clari.

Castillon, mon pays te plait?

ce poème doit s'arréter là,il est trop beau que pour le banaliser,je l'ai enregisté sur Word,j'aime cette poésie........

#10 pierrejames

pierrejames

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Posté 18 octobre 2008 - 10:56

[/size]

Un poète, quelque part,

Une toile pour écritoire,

Jette ses désirs au monde.

Partir, dit-il:

Partons donc, loin d'ici

Tout près d'ailleurs

Dans des galaxies imaginaires

Où Diogène aurait trouvé son Homme.


Partir, dit le poète,

Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Partir, dit-il :

Je pars, sans bagages.

Tous mes avoirs

Reposent dans mon cœur,

Un cœur trop fou

Qui aime les voyages.

La mer se prosterne

Au pied des monts

La vague rejetée

Forme une eau bénite

Mon corps s'en fait le bénitier.

Le ciel teint la terre

De couleurs nouvelles,

De couleurs irréelles,

Peignant inlassablement,

Les égarés de là.


Il sait, le ciel,

Qu'il régale l'ailleurs,

L'espace pour voler.

Vivre le rêve d'Icare

L'instant d'un souhait,

Le souhait d'un poète

Qui voulait partir.


J'ignore si cet homme,

Ce rêveur lucide,

Enjamba la frontière.

Grâce à lui,

L'infime que je suis,

A largué les amarres

pour un monde nouveau

Où le vent fait la chanson

Et l'air les couplets.


Partir, disait ce poète:

Je suis partie.



Arwen G.





Bonsoir Arwen

J'aime ton poème, presque masculin par la puissance qui se dégage des mots, ce qui n'est pas pejoratif soit dit en passant.
Je retiens particulièrement :

[size="3"]Je le suis, sur des routes inconnues,

L'âme émue

Les yeux curieux

Les lèvres closes,

Presque marchant sur les genoux.


Au plaisir de te lire

Pierre James





#11 Arwen G

Arwen G

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Posté 19 octobre 2008 - 04:38

BIEN.

Puisqu'il en est ainsi, il y aura deux poèmes....:) :) :)


Merci pour l'aide; c'est toujours précieux.

Amitiés à tous, Margod

#12 The Child

The Child

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Posté 19 octobre 2008 - 06:30

GRUIK GRUIK lol

#13 Abraham

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Posté 19 octobre 2008 - 06:47

Ca sent plus l'envie d'etre poete que ca ne sent la poesie.

Ca sent le mauvais rap, quoi. SLAM !

#14 Arwen G

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Posté 19 octobre 2008 - 09:32

Ca sent plus l'envie d'etre poete que ca ne sent la poesie.

Ca sent le mauvais rap, quoi. SLAM !


J'en prends bonne note. Par contre je ne sais pas si je pourrai mettre en pratique.

#15 interzone

interzone

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Posté 19 octobre 2008 - 09:39

Beau texte.

J'aime plusieurs passages , mais j'ai la flemme de tous les citer..

enfin j'ai beaucoup aimé..voila..

C'est drôle mais plusieurs passages me font penser
aux thèmes de moesta et errabunda de baudelaire, dont je parlais dans un post précédent..
(le départ , la mer, l'envie d'échapper au monde...)
coincidences troublants...

salutations en départ imminent... (pour d'autre Floride..?)

#16 bernard1949

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Posté 19 octobre 2008 - 09:41

J'en prends bonne note. Par contre je ne sais pas si je pourrai mettre en pratique.


Margodt,

Continues cette belle poésie,mets en pratique tes talents de poétesse,la Slam ou autres n'a rien à y voir,c'est une poésie franche et honnête dont on as besoin,et tu réponds à ces qualités..........j'aime cette poésie là......

#17 Abraham

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Posté 19 octobre 2008 - 09:51

Méfie-toi de ces gentils.

A moins que ce ne soit ce que tu cherches.

#18 bernard1949

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Posté 19 octobre 2008 - 10:35

Abraham,arrête ce petit jeu,je te connais,tu me connait,
Laisse parler la poésie,stp,ne te lamentes que sur ton propre sort........avec tous tes tords......

Tes coms ne servent à rien.............

#19 Abraham

Abraham

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Posté 19 octobre 2008 - 10:46

Abraham,arrête ce petit jeu,je te connais,tu me connait,
Laisse parler la poésie,stp,ne te lamentes que sur ton propre sort........avec tous tes tords......

Tes coms ne servent à rien.............



Premièrement, ce n'est pas un jeu. Deuxièmement, je ne te connais pas. Troisièmement, je ne te parle pas.

Il ne suffit pas de dire "le mot est bleu" pour qu'il soit bleu.

C'est chiant.

Et, qu'elle ait foutu le bronx ici plusieurs fois, qu'elle se la joue tragédie grecque, c'est qu'elle doit avoir quelques prétentions. Je tâte un peu le terrain.

C'est tout ?

Flippe pas mon gars.

Aussi, mon sort en jette un max. J'suis le king de ma ville, soixante quinze mille habitants. VERIDIQUE.

Si tu piges un peu, j'me prends pour personne, j'tue personne. Je parle. Fous-moi la paix.

Ciao mec.


Laurent Dumoulin

#20 captaim

captaim

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Posté 20 octobre 2008 - 11:54

Partir, dit le poète...

"Et martyr c'est pourrir un peu"
Disait à propos Prévert

C'est pour rire.

Respectueusement
Captaim

#21 Cri

Cri

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Posté 21 octobre 2008 - 11:13

Le premier suffit amplement.
Le deuxième n'est que fioriture.

#22 Arwen G

Arwen G

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Posté 25 octobre 2008 - 10:02

Le premier suffit amplement.
Le deuxième n'est que fioriture.



J'adore les dentelles.

#23 Moriarty

Moriarty

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Posté 26 octobre 2008 - 01:22

GRUIK GRUIK lol




J'aime ce langage évolué. J'ai entendu dire que dans les cavernes de Lascaux, ils en disaient déjà un peu plus. La mise en route des phonèmes pour certains est choses difficile. Souvent leurs expressions ressemblent à leurs écrits.

Mais je suis extrêmement impoli: j'ai mis l'auteur au deuxième plan. Grave car lui, semble-t-il avait quelque chose d'important à nous confier.

Partir, dit le poète face à ses maux.
Et tous, ébahis, à ces mots,
Prennent la route,
Serein de tout doute,
Laissant là l'ouvrage,
Prêts à cet incroyable voyage.
Partons, Arwen, partons,
Sans baluchon,
Sans fortune.
Suivant la lune,
Fuions
Vers ces horizons,
Ces nouvelles chansons.
Prenons-nous
avant tout
Par la main
Sans dessein,
Que celui des demains
Des plus beaux matins.

Partons, toi, moi, vous
C'est la nef des fous
Qui nous donne rendez-vous.


Très cordialement, Moriarty