Soir d'orage
Quand la mer se déchaîne,
Forme des précipices
Qui dans leurs flots entraînent
Les radeaux aux abysses;
Quand les cieux se brisent
Pour vider à torrent
Les outres de la bise
Et libérer les vents;
Quand le tonnerre gronde
Et qu'un éclair flamboie
Puis s'abat sur le monde,
Sème un divin effroi.
C'est Dieu qui se révèle
Et crie dans l'air glacé
"Voyez, faibles mortels,
Ma puissance étalée..."
Le poète l'entend
Et répond en ces termes
"Pauvre fou! Tout Puissant,
Ton règne est à son terme.
Ils poursuivent des rites
Qu'ont légués leurs parents
Mais Tu n'es plus qu'un mythe
Dans leurs cœurs ignorants.
C'est un siècle sordide
Vénérant, à genoux,
L'éphémère et le vide
Ce temps n'est pas pour nous."
Ecrit à la volée par une nuit d'orage en forêt sur l'île d'Oléron.
Le poème n'est malheureusement pas à la hauteur du moment mais j'ai peur de prendre le risque de le peaufiner et de risquer de perdre l'état d'esprit de l'instant.
Soir d'orage
Débuté par Odysseus, nov. 23 2008 09:22
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