Aimer et mourir
Aime donc, mon amour, aime tant que tu vis,
Ignore leurs mensonges et vaines précautions,
Méprise ces gens là qui se croient éternels
Enfermant leurs désirs pour vivre avec raison;
Romps donc tes liens, amour, et plonge avec envie.
Envolons-nous ensemble au seuil de la démence
Toucher du bout du doigt le but de l'existence.
Mais il faut se hâter, il n'est point d'immortels.
Osons! vite! aimons-nous! n'en voulons pas au temps:
Une horloge jamais n'a admis de rebelles;
Révérons ces minutes, adorables harpies.
Implacable, le sort t'appelle maintenant,
Repose en paix, amour, tu as connu la vie.
Aimer et mourir
Débuté par Odysseus, janv. 17 2009 12:42
4 réponses à ce sujet
#1
Posté 17 janvier 2009 - 12:42
#2
Invité_souris_*
Posté 17 janvier 2009 - 09:17
Bonjour Odysseus,
Se hâter pour aimer, ne pas rater sa chance... l'inquiétude pas nommée a envahi tes mots...
Beau poème, merci
Amicalement
Souris
Se hâter pour aimer, ne pas rater sa chance... l'inquiétude pas nommée a envahi tes mots...
Beau poème, merci
Amicalement
Souris
#3
Posté 17 janvier 2009 - 12:35
Bonjour Souris,
Merci pour ce commentaire qui me montre que mon poème a été parfaitement compris et même percé à jour.
Qu'est-ce qui peut faire plus plaisir à un auteur?
Merci à toi.
Odysseus
Merci pour ce commentaire qui me montre que mon poème a été parfaitement compris et même percé à jour.
Qu'est-ce qui peut faire plus plaisir à un auteur?
Merci à toi.
Odysseus
#4
Invité_Altaïr_*
Posté 17 janvier 2009 - 04:12
Odysseus,
A cette invitation au voyage aux accents Baudelairiens de ton beau poème tu me permettras de répondre en écho par ce passager clandestin
Mon amour, mon cœur
Songe à la douleur
De ne pouvoir vivre ensemble
Ecrire ou partir,
Ecrire et haïr
La poésie qui désassemble.
Tes yeux embués,
Ma mâchoire serrée
Poèmes d'où naissent nos drames
Si mystérieux,
Tous ces nouveaux feux
Ravagent et brûlent mon âme.
Las ! Tout écrit est nié
Nul, déni, inanité
Tels des vers luisants
Rampant nuitamment
cherchant la lune fatale,
Les vers me tourmentent
Cruels pour l'amante
Quête d'un retour fœtal ?
Transe narcissique
Fantasques rythmiques,
Toi tu perds cette vesprée
Le fil de mon cœur,
Ariane de douleur
Pour Orphée abandonnée.
Las, tout écrit est nié
Nul, déni, inanité
A cette invitation au voyage aux accents Baudelairiens de ton beau poème tu me permettras de répondre en écho par ce passager clandestin
Mon amour, mon cœur
Songe à la douleur
De ne pouvoir vivre ensemble
Ecrire ou partir,
Ecrire et haïr
La poésie qui désassemble.
Tes yeux embués,
Ma mâchoire serrée
Poèmes d'où naissent nos drames
Si mystérieux,
Tous ces nouveaux feux
Ravagent et brûlent mon âme.
Las ! Tout écrit est nié
Nul, déni, inanité
Tels des vers luisants
Rampant nuitamment
cherchant la lune fatale,
Les vers me tourmentent
Cruels pour l'amante
Quête d'un retour fœtal ?
Transe narcissique
Fantasques rythmiques,
Toi tu perds cette vesprée
Le fil de mon cœur,
Ariane de douleur
Pour Orphée abandonnée.
Las, tout écrit est nié
Nul, déni, inanité
#5
Posté 17 janvier 2009 - 04:40
Cher Altaïr,
En tant qu'admirateur de Baudelaire, je ne peux qu'apprécier l'hommage que tu lui rends dans cet exercice qui paraît simple en apparence mais qui est beaucoup plus difficile qu'on ne le croit.
Merci.
Odysseus
En tant qu'admirateur de Baudelaire, je ne peux qu'apprécier l'hommage que tu lui rends dans cet exercice qui paraît simple en apparence mais qui est beaucoup plus difficile qu'on ne le croit.
Merci.
Odysseus





