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L'arbre à quatre bras


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1 réponse à ce sujet

#1 Rathur

Rathur

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Posté 30 mai 2009 - 10:35


à M. Abel Sablé








Un chêne comme un frère veille au bord du lit.

De la terre, il reçoit la pluie.

De l'herbe, il grave la rivière.



Sa grège envergure est comme les yeux des pays :

Bossuée de patience autant que d'humilité.



Auprès, une vieille machine empiète de sa rousseur

Avec la ronce dentelée et profitante.



Un homme donne l'eau aux bêtes,

Il a les doigts gonflés, rugueux, qui craquèlent au froid.



Le chêne à quatre bras semblait voir et ses feuilles entendre.

Embrassant de sa couverture les sols exploités.

Guerrier de silences diffus !

La foudre lui éclata le tronc en étoile

Mais de ses lambeaux il divisa sa manne.






Pareil est cet homme chenu, courbé par la peine,

En souriant avec un patois plein de bonté

Qui comme l'arbre, suivait le cycle du soleil.



Issus des soubresauts naturels :

La maison de terre et les meubles épais,

Aux quatre coins d'une pièce lasse,

Aux quatre cœurs d'une science profonde.

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#2 Patricia Laranco

Patricia Laranco

    Tlpsien +++

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Posté 30 mai 2009 - 11:25


à M. Abel Sablé








Un chêne comme un frère veille au bord du lit.

De la terre, il reçoit la pluie.

De l'herbe, il grave la rivière.



Sa grège envergure est comme les yeux des pays :

Bossuée de patience autant que d'humilité.



Auprès, une vieille machine empiète de sa rousseur

Avec la ronce dentelée et profitante.



Un homme donne l'eau aux bêtes,

Il a les doigts gonflés, rugueux, qui craquèlent au froid.



Le chêne à quatre bras semblait voir et ses feuilles entendre.

Embrassant de sa couverture les sols exploités.

Guerrier de silences diffus !

La foudre lui éclata le tronc en étoile

Mais de ses lambeaux il divisa sa manne.






Pareil est cet homme chenu, courbé par la peine,

En souriant avec un patois plein de bonté

Qui comme l'arbre, suivait le cycle du soleil.



Issus des soubresauts naturels :

La maison de terre et les meubles épais,

Aux quatre coins d'une pièce lasse,

Aux quatre cœurs d'une science profonde.


Superbe poème.
Rien à raturer !
Bonne journée.

PL