Bleu d'aurore
#1
Posté 01 juin 2009 - 08:38
Désert du geste
Rose brune à dessein
Le bleu parle à l'aurore
Ma branche d'eau d'ivoire
Refrain de la brume ivre-peur
Linge bleuté d'harmonie
Les cimes du crépuscule des verbes
Tombent en double perte
De l'ourlet de ton amende
Je craque
Mon organe maitre-monde
Pénètre l'immaculée
De ta payse dans l'alphabet des mers
Bleu bruit limpide
L'aurore est une veuve dépecée
La crue de la férule du bourreau
Ses reins grimacent le regard médusé du violeur
La douleur est à la croisée
D'un plaisir grinçant
Monter
Descendre
Voler
Sur le tombeau galérien
Le vagin-mère-désir
A le gout d'une gerbe séchée
Mon poème a le matin de tes yeux
Mon poème est l'odeur de ta chair poilue
Mon poème est un mensonge honnête
Mon poème te respire
Le crayon ne mord plus
Mon poème est en rut
Mon poème est bandé
A l'autel de ton lit
Mon poème-plaisir
Te pénétrera dans le déluge de ton sexe blessé
La vérité est la dépouille de nos rêves de lettres huilées
Ses carêmes de ville verte
Ont l'odeur grammaticale
Chant âcre d'une chorale de fièvre
Ses fils étrangers du rêve grégorien
N'ont pas la croix de Nazareth
Le Messie n'est pas la frêle masturbation du prophète
Le paradis est une fleur arrosée d'encre bleue
Ce sens débridé de l'inavouable
Est un miroir imperméable
Je n'ose vous boire madame
Mais permettez
Que mes yeux te violent
La pudeur au souffle cassé
De ton sucre noir
L'envie est une blessure taciturne
Elle greffe la nudité des sens
Aux prières de nos âmes
#2
Posté 01 juin 2009 - 08:57
Bienvenue!
#3
Invité_melodie_*
Posté 01 juin 2009 - 09:03
A ceux qui passeraient par ici avant il faut que vous sachiez ceci:
Ici a composé un centaure, dont le bas est un morceau de Verlaine et le buste est un morceau de Rimbaud!
Mélodie
#4
Posté 01 juin 2009 - 09:42
Blanc bruit livide
Désert du geste
Rose brune à dessein
Le bleu parle à l'aurore
Ma branche d'eau d'ivoire
Refrain de la brume ivre-peur
Linge bleuté d'harmonie
Les cimes du crépuscule des verbes
Tombent en double perte
De l'ourlet de ton amende
Je craque
Mon organe maitre-monde
Pénètre l'immaculée
De ta payse dans l'alphabet des mers
Bleu bruit limpide
L'aurore est une veuve dépecée
La crue de la férule du bourreau
Ses reins grimacent le regard médusé du violeur
La douleur est à la croisée
D'un plaisir grinçant
Monter
Descendre
Voler
Sur le tombeau galérien
Le vagin-mère-désir
A le gout d'une gerbe séchée
Mon poème a le matin de tes yeux
Mon poème est l'odeur de ta chair poilue
Mon poème est un mensonge honnête
Mon poème te respire
Le crayon ne mord plus
Mon poème est en rut
Mon poème est bandé
A l'autel de ton lit
Mon poème-plaisir
Te pénétrera dans le déluge de ton sexe blessé
La vérité est la dépouille de nos rêves de lettres huilées
Ses carêmes de ville verte
Ont l'odeur grammaticale
Chant âcre d'une chorale de fièvre
Ses fils étrangers du rêve grégorien
N'ont pas la croix de Nazareth
Le Messie n'est pas la frêle masturbation du prophète
Le paradis est une fleur arrosée d'encre bleue
Ce sens débridé de l'inavouable
Est un miroir imperméable
Je n'ose vous boire madame
Mais permettez
Que mes yeux te violent
La pudeur au souffle cassé
De ton sucre noir
L'envie est une blessure taciturne
Elle greffe la nudité des sens
Aux prières de nos âmes
Bonjour ou Bonsoir Gaspard et bienvenue
Effectivement ton texte contient une belle harmonie poétique et des envolées sensuelles dignes des Caraïbes.
Bonne suite !
Pierre James
#5
Posté 02 juin 2009 - 01:13




