L’ogre des convois funèbres
La vie sournoisement se faufile,
La vieillesse timidement se profile,
L’ardeur diminue avec l’âge,
Il nous forçait à être sage
Au fur que nous avançons,
Le temps nous mène à sa façon.
Ô! Toi, qui passais dans l’éternité,
Et situer à ma vie son extrémité ;
Tu suçais l’énergie de ma jeunesse,
Tu changeais le bonheur en tristesse,
Pour laisser l’ombre dans l’horizon
Cachait continuellement la raison
Je suis perplexe devant cette étendue,
Observant avec une âme mordue,
L’énergie s’évaporait dans le temps,
Il laissait la place à ce malheur latent,
Qui préparait doucement notre départ,
En levant victorieusement son étendard.
O temps ! Suspend ta marche,
Les malheurs seront dans l’attente ;
Tu es la cause d’une perpétuelle tragédie,
Donne du répit à notre malheureuse vie,
En bloquant le sablier de l’existence,
Tu dissimules temporairement ta malveillance.
La vie est l’aiguille mobile d’une horloge,
Elle passait, elle n’a pas besoin d’éloges,
Le cadran immobile demeure dans l’éternité ;
Il marquait son immortalité
Ainsi, progressivement nous avançons toujours
Vers des chemins obscurs, sans retours
Dad Allaoua





