Toi sur ce lit défait où se ressent l’amour,
Où ton odeur charnelle affole mon bon sens,
Toi qui t’offre si bien aux lueurs de mes jours,
Déesse sensuelle aux parfums d’indécence.
Tu portes sur tes seins des bouquets de tendresse,
Tu incarnes le feu qui déjà me dévore
Et ta peau assoiffée de mains et de caresses,
Dans le jour de mes nuits se fait vert sémaphore.
Ta bouche qui susurre à tous mes interdits
Les mots de ton désir et de mes ombres floues
Se fait l’asile doux de mes rêves maudits.
Et ton ventre de lin, devenu babillages
Appelle de ses reins mes plus exquis tabous,
Transformant nos ébats en merveilleux voyages.
Moietmoi novembre 2009
photo : Patrick Wecksteen
www.wecksteen.fr






