Penser juste un instant à l’aurore éternelle
Et s’effondrer soudain dans les bras de Morphée
Se réveiller un jour sur une aube nouvelle
Sans savoir si la mort vient de nous emporter
Fermer les yeux encore en espérant rêver
Saisir à feu de vol le papillon de chair
Qui transporte nos corps sans même se soucier
De l’étrange distance entre lui et la terre
Et crier tout à coup dans un silence lourd
Où un écho de verre illumine les sons
Plonger sans réfléchir, tomber sur le velours
Petit espace libre au cœur de la raison.
Benoît Malthet, le 08 Septembre 1999
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Déraisonné
Débuté par duodevies, févr. 18 2011 06:31
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