La Muse Éphémère
Ô éternel instant du Soleil distant,
Qui féconde l'horizon, et fuit chez Hadès !
Je vois s'échapper du fin fond du néant,
Dans un tourbillon, les étranges promesses !
Quand scintille solitaire, l'éclat du point du jour,
Hormis sur les promeneurs égarés, mon amour,
Par-delà les toits, les allées engourdies,
Nous courrons ramasser l'Ipomée endormie.
À midi, traînassant, dans les gais pâturages,
Nos corps lambinés sous les saules pleureurs,
Vois ! Le ciel n'est pas mort, un ange est de passage !
Mais déjà tu m'échappes, tu rejoins l'Enchanteur.
Ô éternel instant du Soleil distant,
Qui féconde l'horizon, et fuit chez Hadès !
Je vois s'échapper du fin fond du néant,
Dans un tourbillon les étranges promesses !
La Muse Éphémère
Débuté par Victordali, févr. 20 2011 11:59
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