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Jusqu' a ce que la glace nous séparent


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#1 erekosé

erekosé

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Posté 10 mars 2011 - 12:29

Somnambule diurne , taciturne nocturne
Entre angoisse et insomnie funambule
Avec des "si" j'ai bridé mon éveil
Potentiel paternel latent chaque nuit me réveille

Préparé à mourir mais plus à me laisser tuer
Tu l'aurais compris si tu avais su observer
Malgré la tête baissée, le sourire résigné
Pour le coup de grâce tant espéré

Aussi dame folie est devenue mon fidèle familier
Comme pour les sorcières un animal à portée
Pauvre déchet plante un parterre de fleurs d'intégrité
Sur une terre souillée de vanité

Égocentrique et nombril douleur te fait te croire unique
De médiocrité tu n'es que l'archétype
Te pense-tu porteur de secrets?
Et quand bien même

Qu'est-ce qui justifie ton inactivité?
La recherche de courbe en des pièces carrée ?

Genoux à terre , j'attends d'être frappé
Vindicative tu lèves l'épée
Ma défaite déjà consommée,
Le champagne sabré

Succube prête à de foutre psychique te gaver
Tes compétences martiales n'ont fait qu'évoluer
Technique dosée , cette estoc était parfait
Par l'habitude de nuire ton geste est assuré

Mais la technique sans réflexion
Est comparable à la pensée sans l'action:
Et cette fois mon énergie
Je ne t'en ferai pas don

Tu as visé directement ta faille préférée
L'organe avec lequel je ne suis plus connecté
Mon ancienne pompe à niaiserie est bloc givré
Mon cœur ne me sert plus pour structurer mes pensées

Du karma de la victime je suis dénué
Aussi grâce je n'ai pas demandé
Séquelle solennellement assumée
Je n'ai plus besoin de rêver

Je ne suis plus ta victime volontaire
Ta sucrerie intérimaire
Ton amant alimentaire
Mon sourire était carnassier pas serpillère

Et tout ça , ma putain millénaire
Tu auras tout ce qu'est l'éternité pour y penser
j'ai accepté blessure
Pour créer ouverture

Je reste prisonnier du temps
Mais je n'ai plus à t'y associer
Transformant tes certitudes en râle étranglé
J'attaque ton front et ta trachée

Bras pantelants , expression coincée
tu ne peux que contempler
Que le vide séparant tes oreilles
Par mon stylet est comblé