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batisseur batisse-heurt


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#1 erekosé

erekosé

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Posté 11 mars 2011 - 01:52


Patrimoine ,déontologie ne sont plus que vues de l'esprit,
Le temps du sacré est mort

Ces idées pompeuses et moralistes effleurent le nouveau "bâtisseur"
Quand le soir il s'endort

Elles travaillent tendrement comme des caresses,amantes aimantes
Qui veulent changer leurs sorts

Doux songes d'une mémoire collective volontairement éludée
Que de nos jours on n'invoque pas trop fort

Mais petite âme, qui après deux coups de burin se prend déjà pour Rodin ,
(Et le crois encore)

As tu si peur de confronter ces fantômes?, qui même si il te font de toi douter
N'ayant point substance jamais ne mordent!

Les voix défuntes des ainés torturées t'apprennent que dans cette vie
Penser passer la condition d'apprenti est un tort!

Qu'as tu fait de l'humilité,rigueur,patience,tempérance et respect ?
Valeurs inhérentes aux rouages de notre corps

Le progrès a déployer toute la porté de ceux que l'on peut sacrifier
Sur l'autel du dieu confort

L'humain salit et déshonore, change un code de vie en "inepte philosophie"
Au nom du pouvoir de l'or

Quand l'étique se frotte au fric:

Une cathédrale devient un temple pour mégalomane
Un samouraï un sabreur psychopathe
"Carpe diem" une excuse à une insouciance inadéquate

Le "ici et maintenant" prend toute une vie à être saisi
Par des êtres qui en on fait leur unique réconfort

La bassesse chez l'humain est de se dire qu'il a le temps de se faire pardonner
"Le temps devant lui" est mensonger, subtile est l'ironie du sorts

Vivre "l'instant présent revient à vivre dans la phobie
Alors que l'on peut avec l'ultime transition être en accord

Si on a rien dans sa journée laisser inachevé
Alors on peut atteindre chaque crépuscule sans remords

Mais quand on oublie que l'argent est un moyen et pas une fin
Il nous échappe que le temps effrite et dévore

Et quand le notre prend fin
même riche on en est pas moins mort