Gatien Lapointe (1931-1983)
Ce poète québécois, également écrivain, est né le 18 décembre 1931 à Sainte-Justine-de Bellechasse. Après des études au Petit séminaire de Québec, à l’école des arts graphiques et à l’Université de Montréal, il suit des cours au Collège de France et à la Sorbonne. Il écrit Otages de la joie à l’âge de vingt-quatre ans. C’est à cette époque qu’il voyage en Europe.
De nombreux prix…
En 1962, il est lauréat du Prix du Club des poètes pour le Temps premier. En 1963, il reçoit trois prix pour son Ode au Saint-Laurent, le Prix du Gouverneur général, le prix du Maurier et le Prix de la province de Québec. Il enseigne de 1962 à 1969 au Collège militaire à Saint-Jean-sur-Richelieu. Il devient, à trente-huit ans, professeur à l’Université de Trois-Rivières, au Québec, où il anime un atelier de création. En 1967, il reçoit de nouveau le Prix de la province de Québec pour Le Premier Mot.
En 1971, il y fonde avec quelques étudiants, une maison d’édition : Les Ecrits des Forges, il participe à la rédaction de plusieurs revues littéraires. « En 1980, après treize ans d’absence, il reprend la publication de son œuvre. Paraissent alors successivement Arbre-Radar, Barbare inouï, Corps et graphies, corps de l’instant et Le Premier Paysage. Dans ces derniers recueils, le poète s’éloigne du lyrisme et du thème du pays pour se tourner vers le corps et l’instant avec un sens aigu de la modernité. Cependant, on y ressent toujours la même intensité, la même sensibilité et la même exigence qui font l’unité et la valeur de son œuvre, l’une des plus riches de la poésie québécoise » ainsi que l’écrit François Dumont.
Célébrer le Québec…
En 1981, dans Chorégraphie d’un pays, animaux, végétaux, minéraux s’unissent à l’humain et aux mots pour célébrer le Québec et, à travers lui, le monde et la vie : «Nous naissons de la violence même de ce pays», «Cette terre rêve en nous l’incessant prélude de ses formes».
Cette symbiose constamment recherchée de l’humain et de chacun des détails du monde, d’abord livrée de façon plus expérimentale dans Arbre-Radar, participe à la singularité de ce poète essentiel qui décède le 15 septembre 1983 à sa résidence de Champlain, il est inhumé à Sainte-Justine.
A titre posthume, en 1984, il reçut le Prix de littérature Gérald Godin.
Le Grand Prix du Festival international de la poésie est remis tous les ans en son honneur
Article rédigé par Maud Fauvel
Biographie De Gatien Lapointe
Débuté par tim, sept. 04 2007 09:22
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