Joumine*, mon oued, mon encre du soir
Où viennent se purifier, bien loin du noir,
Les phalènes amants du feu et se brûler
Avec toutes les chrysalides qui pleurent Prométhée.
Le soleil, de son sang,
Arrose mon attente.
L’araignée du temps
M’étrangle
Dans le sablier de sa toile.
Elle ne vient pas.
Ô Joumine , mon Oued , mon encre assoiffée d’étoiles !
De la gare, où le vieil eucalyptus et le roitelet berceur me consolent,
Je te vois, t’étirant en d’inaudibles roulis,
Préparer la crue de tes cris.
Serait-ce donc pour couler à mon secours
Que tu sors de ton lit ?
Retournes-y, je t’en supplie,
Même mon encre est finie ,
Il ne me reste plus qu’à éteindre ma bougie !
Sacré Joumine tant chéri,
Mon si cher oued,
Je sais que pour m’offrir ton aide,
Pour rien au monde, tu ne cèdes ni ne concèdes,
Mon véritable ami !
Et si elle n’est pas venue, après tout, tant pis !
Ou plutôt, tant mieux, car je préfère barboter entre tes replis !
Sacré Joumine, mon fidèle ami !
*Oued qui traverse ma chère ville natale Mateur
Mon ami l'oued
Débuté par Mokhtar EL Amraoui, avril 09 2012 03:57
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