L'aveugle, n'est de vue, mais de l'âme qui sue,
De peine et de haine qui se fait tant en chaîne.
Elles se voient toutes aux renflements des veines,
Quant aux yeux voilés, peuvent avoir une issue...
Laisse la vue au coeur dépourvu de rancoeur,
Qui peut voir jusqu'au fond des abîmes profonds,
Aux senteurs et les sons, perce tous les plafonds,
Son oeil jumeau est l'âme qui luit et sa soeur.
Ni tableau de Breughel n'inspirant le poète,
Ni le conte d'Hoffmann selon Jacques Crépet,
Mais c'est l'âme de l'auteur ayant un toupet,
Qui le frôle pour bien voir ce qui est en tête !
Que d'êtres bien savants ont perdu l'étincelle :
Trop jeunes devenus, les lueurs bienvenues,
Qu'espère tant de vie sur terre malvenue,
Que le sort de la vie autant les ensorcelle.
Ridicules, ô bulles qui voyez des culs,
Bien que Dieu ait créée ce qui est déjà fait.
N'indiquez rien du mauvais doigt tout un mal fait,
Et surtout, ne soyez non plus des peigne-culs.
L'inouïe obscurité n'est dans la cécité
De la bulle d'étincelle, mais dans cette âme
Qui a perdu toutes les lames et la flamme,
Lui offrant ce qui l'éclaire dans la cité.
Tous bien hébétés que nous soyons Ö auteurs,
Nous restons aveugles de limiter nos vues,
Aux seuls bulles qui nous conduisent aux bévues,
Parfois quand l'âme fait défaut de ses tuteurs…
Les tuteurs de la vue sont nombreux et divers :
Le cœur et l'âme en sont lueurs qui les éclairent.
L'esprit, pour la pensée en flamme, leur est clair,
Et soleil comme est la paume pour le revers.
Ahmed , le 08.02.2012.
Sur '' Les aveugles '' de Baudelaire
Débuté par Bentahar, avril 28 2012 03:01
2 réponses à ce sujet
#1
Posté 28 avril 2012 - 03:01
#2
Posté 28 avril 2012 - 05:20
Vous n'auriez pas dû mettre votre touche personnelle
Cela s'effondre sur soi tellement votre poème est lourd
Vous n'auriez jamais dû essayer avec une oreille de sourd
Et une vue qui ne vous garantit pas une gloire éternelle
Cela s'effondre sur soi tellement votre poème est lourd
Vous n'auriez jamais dû essayer avec une oreille de sourd
Et une vue qui ne vous garantit pas une gloire éternelle
#3
Posté 10 mai 2012 - 11:02
Vous n'auriez pas dû mettre votre touche personnelle
Cela s'effondre sur soi tellement votre poème est lourd
Vous n'auriez jamais dû essayer avec une oreille de sourd
Et une vue qui ne vous garantit pas une gloire éternelle
Je ne cherche une vue de gloire éternelle,
Quand celle-ci ne peut venir à mes automnes.
La lourdeur viendra, ma foi, du vers qui ne sonne,
Surout lorsque le lecteur est impersonnel.














