Il y est aujourd’hui au bataclan français,
Ils l’avaient tant souhaité cet insensé succès,
Ce n’était qu’un ersatz, un choix de pis-aller,
A défaut d’autoroute, on a pris les allées.
Et tous ces passagers, qui au milieu du gué,
Au plus fort du courant, ont tout voulu larguer,
Sans bien analyser toutes les conséquences,
Ont-ils, on se demande, un rien d’intelligence ?
Arriver tout en haut, des barreaux de l’échelle,
N’a jamais fait le peintre, à l’époque actuelle
Et nous allons bien voir, si changer de couleur,
Colmatera assez, nos griffons de douleurs.
Elu sur des « moi je », des promesses et des mots,
Cru sur des arguties de faiseurs de chromos,
Putains de fils de pub, à vendre de la soupe,
Sans vraiment se soucier du feu dans les étoupes !
Arrivera le temps, où « y a qu’à et faut qu’on »
Ne se cacheront plus aux sons des hélicons,
Exigeant la monnaie, de ce gros chèque en blanc,
Qu’il faudra rembourser, sans aucun faux semblant.
Tromper notre jeunesse, à grands coups de serment,
Lui désigner la lune, sachant déjà qu’on ment,
En lui faisant régler le montant de l’ardoise,
C’est la prendre vraiment, pour quelque villageoise !
Quand on voit ce qu’il faut, pour bien tenir la barre,
Alors que du chemin on mesure l’écart,
On sait qu’on ne pourra qu’être toujours déçu,
Sans dire pour autant qu’on ne l’avait pas su,
J’ai déjà dans la bouche un goût de fausse couche !
Moietmoi mai 2012
Un goût de fausse couche ...
Débuté par Moietmoi, mai 12 2012 10:58
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