Il ne cesse de guetter l'horizon,
Lui seul en connait vraiment la raison...
Les on-dits vont bon train,
Il paraît qu'il n'est même pas du genre humain...
Mais que fait-il là-haut perché?
Attend-il que quelqu'un vienne le cherché?
Jamais personne ne l'a vu accompagné,
Il erre chaque jour esseulé...
Un soir j'ai osé.
Je lui ai parlé.
Certes il est impressionnant,
Mais plutôt que de le discriminer
Ou encore de l'incriminer,
Je vous conseille de lui parler,
Au moins pour quelques instants.
Comme souvent, les on-dits se sont mépris,
Je lui ai parlé, et voici ce qu'il m'a dit:
Je comprend leurs peurs à tous,
Ils se demandent ce qui me pousse
A être ici, les yeux rivés sur la cambrousse.
Loin de moi l'idée de vous flanquer la frousse.
En tout cas merci de m'avoir abordé,
J'ai toujours été l'unique et le seul à border
Cette falaise, mais ce soir vous êtes à mes côtés.
Êtes-vous disposer à m'écouter?
Où que je sois, quoi que je fasse,
Je me sens seul, cela me dépasse.
Je sais que mon âme sœur m'attend quelque part,
J'espère la rencontrer avant qu'il ne soit trop tard...
D'où ma présence ici, je guette sa venue avec envie.
J'espère cette rencontre qui me fera renaître à la vie.
Je ne suis qu'un simple humain
Qui ne demande presque rien...
Je me moque éperdument de vos mœurs*,
Je me moque éperdument de vos nurses.
Tout ce que je désire c'est un peu de bonheur,
Avec cette femme, qui sera mon âme sœur...
Allez, il est grand temps de retourner parmi les vôtres,
Allez, partez donc établir la vérité tel un apôtre.
Dites leur que la vie qu'ils mènent ne m'intéresse guère,
Dites leur que les vies qu'ils prennent via leurs guerres
Ne feront pas d'eux des hommes heureux.
Leurs sociétés sont remplies d'hommes véreux.
Dites leur que je préfère rester ici à rêver à un bonheur inespéré
Plutôt que de m'intégrer dans leur monde empli d'absurdités.
Allez-y, partez, mon unique ami...
Et dites leur que je ne suis pas un ennemi...
Tavulartiste, Juillet 2010.
Comme j'ai grandi!

(mœurs se prononce en réalité [meuR], à l'époque je ne le savais guère, donc ici je le prononce [meursse] )





