Cafards amoureux
#1
Posté 23 juillet 2012 - 06:10
Blanc
Tout blanc
Assez blanc
Un point
Petit
Très petit
Trop petit
Et noir
Lui
Elle
Tous
Les deux
Ensemble
Où
Rien
N'est
Plus
Si proche
Sauf un mur
Ce mur
Si blanc
Très blanc
Trop blanc
Etrange
Sur le blanc
Si clair
Si large
Le point
Noir
Et petit
Comme
La miette
Dans l'assiette
Très grande
Lui
Elle
Deux
Cafards
Amoureux
Qui décident
Que le mur
Ne vaut
Rien
Près d'eux
Splendides
Si beaux
Lui
Elle
Sans supporter
L'existence
Sa présence
Ils le quittent
Tout à coup
Comme
Deux fous
Dans la boue
Ils crient
Ils supplient
Ils demandent
L'aide
Mais
Le mur
Ne peut
Plus
Rien faire
Car sa
Manche
Blanche
Très blanche
Trop blanche
Est loin
D'un point
Ce point
Noir
Tout noir
Trop noir
Dans la boue.
#2
Posté 23 juillet 2012 - 08:44
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
Charles Cros
#3
Posté 23 juillet 2012 - 09:13
c'est ton avis dont tu as le droit...J'avais vu la même chose
avec un hareng saur
Non ! Là Hirondelle ça va pas!
D'ailleurs je n'étais jamais un grand poète. Je suis comme les autres.
Par bonheur je peux publier aussi dans ce site des textes de poètes que j'admire profondément tels que Baudelaire.
En plus il y a ici les poètes que j'aime lire mais ces derniers temps certains parmi eux sont déjà disparus par malheur.
Cela vaut pas la peine. J'ai déjà lu ce poème. Je l'ai même appris parLe hareng saur
Il était un grand mur blanc - nu, nu, nu,
Contre le mur une échelle - haute, haute, haute,
Et, par terre, un hareng saur - sec, sec, sec.
Il vient, tenant dans ses mains - sales, sales, sales,
Un marteau lourd, un grand clou - pointu, pointu, pointu,
Un peloton de ficelle - gros, gros, gros.
Alors il monte à l'échelle - haute, haute, haute,
Et plante le clou pointu - toc, toc, toc,
Tout en haut du grand mur blanc - nu, nu, nu.
Il laisse aller le marteau - qui tombe, qui tombe, qui tombe,
Attache au clou la ficelle - longue, longue, longue,
Et, au bout, le hareng saur - sec, sec, sec.
Il redescend de l'échelle - haute, haute, haute,
L'emporte avec le marteau - lourd, lourd, lourd,
Et puis, il s'en va ailleurs - loin, loin, loin.
Et, depuis, le hareng saur - sec, sec, sec,
Au bout de cette ficelle - longue, longue, longue,
Très lentement se balance - toujours, toujours, toujours.
J'ai composé cette histoire - simple, simple, simple,
Pour mettre en fureur les gens - graves, graves, graves,
Et amuser les enfants - petits, petits, petits.
Charles Cros
#4
Posté 23 juillet 2012 - 09:29
pas grave mais ça m'étonne
que tu ne t'en sois pas aperçu
#5
Posté 23 juillet 2012 - 09:33
Je me respecte mais je suis très critique surtout envers moi-même...Bof tu as juste quelques réminiscences
pas grave mais ça m'étonne
que tu ne t'en sois pas aperçu
#6
Posté 23 juillet 2012 - 06:51
#7
Posté 23 juillet 2012 - 07:19
Merci, chère amie.En tout cas, je trouve le poème d'Hirondelle plus amusant que celui de Charles Cros (originaire de par ici, alors les enfants y ont systématiquement droit à l'école), qui a le don de m'énerver prodigieusement par ses répétitions trop nombreuses.
Amitiés,H.





