Bouffée d’air de fatras
Pied nu, marchant
Dans l’ombre incertain
De l’odeur incolore
Tantôt d’haleines pourries
Qui embaument l’air
Qu’on respire à la longue
Rien à foutre par plus d’un !
De cette maligne senteur
La merde est dans le tunnel
La ville n’en est pas épargnée
Et on croyait trouver le salut
Puanteur et bonheur
Ne font pas bon ménage
Piaffé dans la boue
Comme un porc
Ne les fait pas tort
Baume d’embûches et de croisement
Au regard de détresse et d’angoisse
Affaiblissent le fondement de la ville
Et l’hymne berceuse de l’entendement
Assouvie de bêtises
Se révolte sous l’ardeur nostalgique
De l’âme en berne
Tant d’opprobres par des mercenaires
Vendeurs de pays, vendeurs de drogues
Contrebandiers par excellence
Le trépas du juste s’active
Sous l’éventail des injustes
La mort de l’homme bon
Sonnera la cloche de la révolte
Et apportera du sel aux zombies
Pour qu’après les funérailles de la ville
Les tombeaux s’ouvrent pour emporter
Les scélérats de tous calibres
Le soleil recommencera à briller
Sur une terre dénuée de toutes saletés
Et le parfum d’autrefois
Embaumerait la ville
Fraîchement sortie du bourbier.





