Tyrannie des songes
Encore endormies, mes pensées, perdues, dérivent.
Avec le lointain souvenir de tes soupirs,
Elles forment de tendres caresses lascives
Qui m'abandonnent au joug de ton empire.
Fébriles, mes mains encore évoquent tes reins,
De mes lèvres humides, je baise tes seins.
Sans gène, mon regard rieur pénètre le tien,
Abîme ardent de ton plaisir devenu lien !
Las, dans l'ombre de l'extase qui me déchire,
Règne un insatiable et cruel vampire
Dont ma raison écorchée ne sait s' affranchir
Car il exige que mon amour expire !




