Ils pensent avoir marqué leur temps de ce printemps
Pour avoir imposé le droit au mariage gay ;
Faut relativiser, un petit peu pourtant,
Ils ne sont qu’un pour cent concernés par les faits.
Mais ce sont des millions, qui ce jour au chômage
Se moquent éperdument de ces futurs divorces,
Ne voyant dans la loi, rien que du bavardage,
Cachant l’état du bois sous la fringante écorce.
Et ce sont là aussi, tous ces gens sans abri,
Qui seraient tellement gais d’’avoir un jour un toit,
Si on voulait demain bien en payer le prix.
Prendre en priorité d’être au livre d’histoire,
Quand tant de braves gens, sont là au désarroi,
Ça semble si mesquin et combien dérisoire.
S’être fait enculer à l’ultime élection,
Peut être la raison de cette grande urgence,
Tant nous serons demain, nombreux, dans la nation !
Moietmoi avril 2013





