Il nous a mis un nénuphar,
En plein milieu du poumon gauche,
Tirant le travail et l’embauche,
Là-bas tout au fond de la mare.
Il fait chaque jour la maison,
Toujours de plus en plus petite,
Comme si, que tout périclite,
Pour lui se voulait sa raison.
Il fait du printemps, un automne,
Du mariage, un enterrement,
Du chaud, du froid, inversement,
Il nous joue l’air qui trop dissone.
Avec lui, même les souris,
Ont des envies de dents de chat,
Tant, de tant de prêchiprêchas,
Ses mots partent en charivaris.
N’est nul besoin de le connaître,
Pour pouvoir déjà le juger,
Quand tout laissait bien présager
Que pas pour ça il a dû naitre.
Le parquet gicle sous nos pas,
On est au bord de la nausée,
C’est vrai qu’il nous a proposé,
Le changement comme un appât ;
De l’écume et de l’amertume !
Et pas grand-chose qu’il assume …
Moietmoi avril 2013





