3 Or il arriva, dans le temps,
Que Caïn offrit, les mains en gants,
A l'Éternel fruits de la terre
En oblation, en don précaire ;
4 Et qu'Abel lui aussi offrit
Des premiers-nés, don en dépit
De son troupeau, et de leur graisse ;
Et l'Éternel eut à l’adresse
D’Abel égard, et à son don.
5 Mais quant à Caïn, rien pour le bon
Il ne vit dans son oblation ;
Et Caïn dans le divin passage
Fut irrité, et son visage
Fut abattu par ce dommage.
O Bien-aimé, je Vous adresse
En vous cette fois pour la messe.
Remarquez bien, Éternel Dieu,
Que Vous n’aviez pas en saints lieux
Donné ni commandement même
Ni loi que l’homme en diadème
Doive apporter en oblation
Ni fruits ni sang de bête en don.
Alors, Vous n’aviez qu’en revanche
A rejeter tous deux en planche
Et maintenir la paix en foi.
Mais non. Vous ignorez la loi
Approuvant l’un, ô quel mystère,
Et laissant l’autre dans la guerre.
C’est Vous l’Auteur et Créateur
En tous du fratricide coeur.





