A la façon de Rudyard Kipling Qu’il me pardonne de traiter un aussi mauvais sujet avec la forme de son si beau poème.
Si tu peux tout casser, en moins de dix-huit mois,
Et tout en le sachant, conserver ton mandat
Et penser là toujours, qu’on a besoin de toi
Sans cap, sans but, sans agenda.
Si tu peux être faux, bien qu’on s’en aperçoive,
Si tu peux nous mentir sans que ça te dérange
Et te sentir "léger" sans que ça te déçoive,
En nous pressant , comme une orange .
Si tu peux tout promettre, et jamais rien donner,
Si tu peux nous tromper, sans baisser ton regard,
Ou jouer l'ingénu, en faisant l’étonné
En nous montrant, si peu d’égards.
Si tu peux nous pomper, multipliant l’impôt,
Si tu peux abaisser notre pouvoir d’achat
Et à toutes nos peines être sourd comme un pot
Nous sortant que prêchi-prêcha
Si tu peux te sauver en priant l’Amérique,
Si tu crois qu’un pays se gère à la Corrèze,
Où déjà le climat n’est pas des plus toniques,
Le cul toujours entre deux chaises.
Si tu peux t’entourer de tricheurs, de menteurs,
Si tu peux, à la montre, oser nous raconter
Que demain le chômage aura son prédateur
Sans plus que ça te démonter !
Si tu peux préparer le lit de nos extrêmes,
Si tu peux nous mener au point du crépuscule
Et si de ton pays, tu dis l’aimer quand même,
Alors qu'en fait tu... l'émascules
Alors, le pot, le sort, la chance et le hasard
Remplaceront bien mieux ta boite sans outil
Et ce qui est le pire, en ce si grand bazar
C’est qu’on connaissait tous ces si…
Moietmoi mai 2013





