La poésie est un long chemin
Le poète vous prend par la main et il vous dit: Vient!
Et Il vous emmène vers des chemins ni usités, ni ordinaires
Ce fou vous fait décoller de tout votre monde quotidien
En quelques mots il traverse une mer lointaine extraordinaire
Il possède ses mots magiques d'évoquer toutes les images
Des corbeaux noirs descendent des cieux et ils lancent des messages
Que vous ne savez plus comprendre se sont messagers du devoir !
Votre soleil se couche à l'horizon et bientôt la nuit, il fait noir
Le Poète vous convoque à l'assemblée des êtres de la nuit
Vous ne savez qui sont ces gens, et le courage qui vous fuit
Ce ne sont que gens de la nature, des gerboises mangées par des hiboux
Sans doute entre deux animaux ou des esprits malins aux rires doux
Ils ne vivent que la nuit, très loin des monstres que nous sommes
Il turbule, siffle et jacasse dans le noir, nous faisons un long somme
Pour eux la nuit est bien charitable et elle leur procure sa protection
Nous ne savons que le jour et nous nous dormons ainsi sans réaction
Petit enfant j'avais peur du noir et de tous les bruits de la nuit
Le soir descend et la lumière du soleil au loin s'enfuit
La Lune éclaire les scènes d'une vie que nous ne connaissons
J'aime à savoir que dans ma nuit, il n'y a ni vampires, ni démons
Quand revient le matin calme et radieux, le poète qui sourit
Après une nuit où il a n’a vu que l’ordinaire de chaque nuit
Et il célèbre à nouveau la lumière dans une ode au soleil
Et le soleil heureux lui répond d’un sourire tout pareil
Le poète est d’abord cet enfant qui n’a plus peur de rien
Entre le temps qui passe et savoir le beau, le bon ou le bien
Il ne fait que parler au présent de toutes choses qui arrivent
Il ne parle pas de lui-même mais de toutes choses qui vivent
N’ayant jamais peur d’évoquer toutes les choses d’une vie
Il n’a pas peur de la mort et il pense à cet amour qui le ravit
Et il n’invoque Dieu qu’a bon escient soit pour encore le louer
Ou soit pour faire place à la bénédiction de chaque chose et jouer





