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Ballade


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1 réponse à ce sujet

#1 gab

gab

    Tlpsien ++

  • Membre
  • PipPipPip
  • 125 messages
  • Une phrase ::"Les frontières de mon langage sont les frontières de mon monde", Ludwig Wittgenstein

Posté 01 décembre 2018 - 04:07

            À la verdoyante vallée chantent les animaux,

papillonnent les hommes, roucoulent les oiseaux,

Mais les couleurs vives des feuilles mortes

En dévoilent plus que d'autres exhortations

            Sur ces anciens océans qui tourbillonnent,

D'envies et de mystères

De folies et de charmes

De jalousies...

Ils sont les interprètes de ce monde,

Les passions viennent y grandir

Les mots viennent y naître

Et le bleu de leurs courbes

Caressent les regards, les esprits aguerris

Et le cœur des artistes.

            Sur ce firmament impalpable,

Où nombreux rêveurs avérés envoient

Leurs cœurs se blottir

Leurs âmes fleurir...

On y décrocherait bien

Les étoiles les soleils les vaisseaux

Et ces planètes sempiternelles

Pour s’asseoir dans les nuages angéliques,

Pour dormir sous les brumes du ciel,

Le ciel des hommes le ciel des dieux.

            Sur cette vieille Terre également,

Qui suppure et souffre de toute part

Qui cri crache et craque

Comme dans un dernier réveil d'agonie...

Mais depuis toujours elle se bat

Se joue des attaques

Abhorre et moque, en secret, fleurs et tourtereaux,

Elle serait reine au pays des reines

Géante parmi toutes,

Elle arbore son immensité

En un éclat de joie monstrueux

Et montre que, même damné,

On peut encore goûter au monde.

            Sur cet univers aussi,

Grand et puissant seigneur

Qui inspire le monde

Et abrite l'infini...

Il faut être bien prétentieux

Pour ne pas le chérir

Allons, le courtiser !

Des tréfonds lactés de nos ventrailles montent

Les cendres de son sein terriblement vide,

Les grandeurs de sa majestueuse noirceur.

            Et sur nous enfin,

Pauvres bêtes

À qui la simplicité d'essence

Ferait envier notre créateur...

L'état de nature nous enlaidit

Mais sans laideur nous perdrions

Ce quartier de constellations charnues, tout inutile,

Cet espoir météore, où les monstres de conte se baignent,

Cette chaleur sous l'azur qui remonte jusqu'au zodiaque,

Cette bêtise humaine.

 

Les couleurs vives des feuilles mortes

Recèlent toutes entières

Les souvenirs, les regrets,

La vie poétique.



#2 claus

claus

    envers et contre tout

  • Membre sympathisant
  • PipPipPipPip
  • 746 messages
  • Une phrase ::des mots pour soigner mes maux, chant des vibrations intérieures offert à tous, tous ceux qui y sont sensibles.

Posté 02 décembre 2018 - 05:47

les couleurs d'automne nous ramènent à la langueur poétique d'une nature en décomposition, la langueur, les regrets, les souvenirs de tout ce qui a fait notre printemps. Là, on reste à l'échelle humaine, là où veut nous garder ce poème si poétique, le reste, il faut  y concéder, ne nous touche pas autant que cela, notre condition humaine.


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