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Le fils du président.


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#1 PaulMUR

PaulMUR

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  • Une phrase ::J'ai deux épaules pour ne rien porter du tout et un stylo pour écrire des bêtises.

Posté 12 avril 2019 - 04:08

Dès que le soir tombait, l'enfant s'en allait voir

Les étoiles briller, soleils dans un miroir

Comètes d'argent pur, galaxies de poussière

Chansons d'années lumières dans leur jupe grossière

Il écoutait, heureux, chanter la nuit des temps

Et tympans bien lavés savourait le piment

De cette mélodie mille fois entendue

Pour laquelle son âme s'était tant morfondue

Mais comme il rattrapait tous ces instants perdus

Les larmes soutirées à coups de pied au cul

Ces lèvres découpées en serrement de dents

Ces haines du regard et, traité d'impudent

Il enfonçait ses ongles dans ses poings à dessein

Laisser sortir le sang plutôt que ses desseins

 

La nuit aux anges absents où mille ombres naïves

Rencontraient l'ennemi, ombres inoffensives

Comme elles. Des combats sanguinaires semblaient offrir

A l'enfant qui pointait son cœur à l'avenir

Une place au milieu d'eux. Lui, le combattant

Qui n'a jamais lutté que contre l'embêtant

Se voyait adjugé l'honneur de commander

Un armée de mendiants tous prêts à brigander

Il se voyait là-haut caché dans les étoiles

Avec son ramassis de frégates sans voiles

Attendant l'ennemi, vaisseaux inter-spatiaux

Remplis d'êtres humains emportant leur joyaux

Pour les cacher des yeux sur de sombres planètes

Et quittant l'hydrogène par une issue secrète

L'enfant et ses tueurs faisaient sauter les têtes

Qu'il pendait à ses murs avec une étiquette

Où morbide, la date, de ses combats sanglants

Était écrite en rouge avec le propre sang

Des victimes. Les corps étaient mis en brochettes

Et servaient de repas à ces sombres vedettes

 

 

Quand repus de sa soif et tombant de sommeil

L'enfant à contre cœur laissait là ses soleils

Avant que de s'étendre sur son blanc matelas

Il ouvrait un tiroir, prenait un coutelas

Et de sa main de haine, de ses muscles ardents

Sur la photo du mur tuait le président