Au creux de ma main étonnée,
Dociles, tes seins menus se lovent.
Nos bouches sont lourdes de désir.
Le sang brûlant ébouillante nos corps.
Ta main aussi légère qu'un papillon,
Dépose sur mon coeur, le safran précieux,
La poudre de tes ailes si fragiles.
Ton visage s'endort maintenant
Au milieu de la forêt de tes cheveux,
Juste à l'orée de notre automne...
Mais comme déjà , le jour se lève!
Je cueille la fleur du sel de tes rêves
Qui a le parfum tourmenté de l'océan,
De ces grandioses marées d'équinoxe.
Et je m'en vais, le coeur fiévreux...
yâsamîn
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