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Julie is a motherfucker

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Publications sur Toute La Poésie

Massimo

12 octobre 2008 - 12:41

Massimo errant dans la jet-set
Se remémorant ses belles doctrines
À la recherche d'une nouvelle doctrine
Repéra une blonde à forte poitrine.
"Mademoiselle, lui dit-il, m'accorderez-vous cette danse?
Ne vous en faites pas, mon compte est bien garni
Il me suffira de brouiller ma conscience
Pour vous laisser contempler nos émeraudes, saphirs et rubis."

Aussitôt elle accepta
Sans aucune forme de contrat!

Elle cala sa tête contre son épaule dodue
Se disant: "Je serai mondialement connue!
Peu m'importe s'il veut m'attirer au lit
Je ne suis pas dupe mais heureuse
Car au bout du compte, je tirerai profit
De cette rencontre juteuse
Dont le nectar me fera oublier l'ennui.
Il est de mon droit de s'amuser à mon âge
Pour un soleil, une plage, une peau mate
De faire baver ce grossier personnage
Jusqu'à ce qu'il déclare: échec et mate!"

Devant un sourire aussi idiot,
Il éclata d'un rire jaune
Se doutant que son cerveau
Ne pouvait contenir plus de trois neurones!
Les yeux remplacés par des diamants
"Les femmes, pensa t-il, n'en veulent qu'à mon argent!
Peu m'importe, il ne me manque rien, pas même la lucidité!
Ma fortune pèse mille fois plus que ma masse!
Les yeux faussement bandés, j'ajouterai un nouveau trophée
À mon croustillant et glorieux tableau de chasse!"

Pas moins d'un jour plus tard
Il arrosa l'arroseur
"Je m'en ferai une autre ce soir"
Elle le traita de profiteur
Il rétorqua: "Je profite de la vie
Et de ce qu'elle m'offre
Sans laisser autrui
Se nourrir de mon coffre!"

Baise, baise, baise mes yeux

18 août 2008 - 08:28

I-dérisoire impensable

Que dans mon désert, un banc de sable

Je puisse survivre à ce fragment d'éclat

Desserts ton emprise méprisable

Puisque tu mens, sur moi





Baise, baise, baise mes yeux

Encore une fois

Et juste une bouchée

Je n'attend pas le jour où je te digérerais

Bouches mes tendances

Et je prends cette danse que tu me tends

D'une bleutée que tu m'éprends

Belle t'es, mais prends, le temps me tue

S'aimer serait l'arrêter pour une durée infinie ou voulue





Air de poupée

Figure délicate

Machoîre dessinée

Absence de ta chatte dans mes pensées

Absence de ma panse dans le fruit écarlate





Baisse, baisse, baisse les yeux

Puisque tu vas partir

Face à face ma tête a du mal à se soutenir

Juste une faille dans le bleu

Un éclat pour qu'il faille

Un jour regretter cet Aveu

Amer l'amour qui me sert

Au creux des ventricules

Crevées par tant de particules

De toi, de bouts de toi, de morceaux de toi

Debout, de côté, face à moi

Mords ce visage pour qu'il fasse

Déclencher à mort cette phase

D'amour amor étanche et

Toi dame fermée, à la langue étrangère

Parmi tes sons, odeurs, il n'y a que ta beauté

Qui me parvient à travers ses vers

Que tu emmènes et me démènes

Sans même m'aimer d'un grand Aime.





Hic, il y a un hic au lieu d'un hit

Finalement est-ce que tu me mérites?

Tumeur en phase finale

Puisque tu mens, pour moi

Recalée au rang des choses vulgaires et banales





Baisse, baisse, baisse les yeux

Puisque tu vas me remplacer

Un jour, ce jour, le jour

Où pour toi, tout va recommencer

Comment tu vas mon amour échappé?

Echarpée ou à mort serait-ce trop te demander?



Tu restes muette en ses jours

À la moindre blondo-rousse, je guette

À la moindre hollando-russe, je cours

Tu restes muette en ses mois

Ma libido est déserte d'émois

Encenses-moi encore une fois

Une réminiscence et je chavire

Lances cette ancre or de passage

Penses à l'essence que tu gaspilles

Et à ta gueule qui me conduit au naufrage

S'il te plaît, lances-la là

Dans l'eau, ô pathétique espoir

Pas très assez pire cette histoire?





Haine

Retournes-toi que je comprenne

Ce que disait Verlaine

Sache que le Paradis c'est ta présence

Mais « tu ne sais pas que l'Enfer c'est l'absence »





Baisse, baisse, baisse les yeux

Puisque tu me laisses

Laisse-moi que je te délaisse

Avant que tu me tiennes en laisse

Pour de bon



Baise, baise, baise mes yeux

Puisque je suis à l'abandon

Mes yeux privés de contemplation

Non-contents de te pallier cet aliénation

Obscurité qui semble infinie depuis ton départ

Où je me perd à chaque nuit noire

Je mouille ma serviette

La chair évite ma langue déjà sèche

Hâpée par plus de déni

Que j'en ai perdu l'appétit.



Baise, baise, baise mes yeux

Une dernière fois

Aucune parole n'a été prononcée

Silence presque religieux

Les larmes silloneront ma fresque

Et ma relique s'iodera par ce drame

Une rame parmi cette mare

Qui goutera de la lame

Pour la vider de cette femme

Flamme en attente, à l'intérieur vide et

Une fraction se tente, terrienne avide

D'une seule âme, une seule...





A-dicte qu'il est précoce

Cet Aveu que tu écosses

Peu à peu, nos souvenirs ne voudront

Plus revenir en cette terre inhabitée

Immaculée d'un rêve sans ombrages

Là où il m'a justement trompé

Cent ont basculé en notre naufrage

Saurais-je un jour si ma carence

De toi, t'aura atteint

Saurais-je un jour si mon absence

Te fera regretter ce rien.





« Quand l'amour meurt »

Aimer ne m'émeut,

Je me suis tue

Tu m'as tuée

Tu es et je ne suis plus







Enfin,